47
TARAUD KQUARRTSS01R.
marche rectiligne du porte-système fût déterminée par la machine elle-même, en adaptant, par exemple, sur la tête de la vis de rappel une roueà rochet dans les dents de laquelle on fait tomber un rochet mobile,comme nous l’avons vu dans l’appareil de M. Mariotte (tom. 1 er ), commenous l’avons fait voir aussi dans les machines à mortaiser. Mais le construc-teur a reconnu que l’ouvrier, qui est toujours obligé de rester près de lamachine, pour surveiller l’exécution comme pour changer de division,peut bien aussi conduire la manivelle qui doit faire avancer le porte-fraises.
Le prix de ces machines est aussi de 1,000 fr. à 1,200 fr., prises à l’ate-lier du constructeur, et toutes montées.
M. Decoster les applique également à faire les quarrés des cylindrescannelés, employés dans la filature. On sait que ces cylindres s’assemblentgénéralement entre eux, parun tenon quarré ou à pans ménagé à l’un, etqui s’ajuste dans une mortaise de même forme pratiquée au bout de l’autre ;ce travail se fait très-bien , rapidement et avec toute la précision désirable.Cet habile constructeur s’occupe, en ce moment, de monter un appareilfort simple pour tailler aussi les mortaises quarrées au bout des cylindres.L’appareil présente de l’analogie avec les machines à faire les mortaises,mais il est d’une construction beaucoup plus simple et plus appropriée d’ail-leurs à ce genre particulier de travail. Nous en rendrons compte.
TARAUD ÉQUARRISSOIR, PAR M. MARIOTTE.
(FIG. 12 , PL. 3 .)
M. Mariotte vient d’exécuter un système de taraud qui nous a paru fortsimple et très-commode pour les ateliers ; il peut non-seulement s’appliqueravec avantage aux machines à tarauder continues, mais encore aux ouvrierspour tarauder à la main, par le tourne-à-gauche.
Ce taraud que nous avons représenté sur la fig. 12, pl. 3, a l’avantaged’aléser le trou au diamètre convenable pour former les filets de vis qui secoupent successivement et par très-petite quantité à chaque révolution.Ainsi il est à la fois équarrissoir et taraud ; on lui donne, à cet effet, unegrande longueur, et comme il touche toujours par quatre points diamétra-lement opposés, il se trouve constamment bien guidé, ce qui est unecondition importante, surtout lorsqu’on taraude à la main.
Pour construire un tel taraud, on tourne une tige d’acier fondu, àlaquelle on donne d’abord la forme cylindrique que l’on filette comme àl’ordinaire ; on le tourne ensuite pour le diminuer en cône, de telle sorteque son diamètre extérieur dans le bout soit un peu plus petit que sondiamètre intérieur ou du noyau, à l’autre extrémité , comme l’indique lafigure ; puis on trace quatre lignes diamétralement opposées sur toute lalongueur, et on taille sur la machine à raboter, chacune des quatreparties de manière que la section présente une espèce de rochet à dents