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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTIIIELLE.

angulaires, comme le montre le plan. On le trempe alors et on le faitrecuire comme les autres tarauds.

11 est aisé de concevoir que ce système de taraud doit être facile à con-duire, et exige peu de puissance, parce que la matière nest presque pasrefoulée : elle est coupée, au contraire, successivement et en très-faible por-tion ; le taraudage se fait avec plus de célérité et moins de peine.

On a déjà cherché à rendre les tarauds plus coupants, en les faisantquarrés, ou en pratiquant sur leur surface des entailles longitudinales ouhèliçoïdes pour former des arêtes tranchantes, et en les évidant un peudu côté opposé aux arêtes; mais on ne leur donne pas , en général, unelongueur suffisante, de sorte que sils sont presque cylindriques, ils necoupent que fort peu, et refoulent la matière, et sils sont très-coniques, ilfaut employer un second taraud pour achever lopération.

Avec le taraud de M. Mariotte, on achève complètement le taraudagedune seule passe, en traversant un écrou, par exemple, parce quon a lesoin de laisser vers la tête, une partie cylindrique dont les filets sont bienprononcés et finis, sur une longueur plus grande que lépaisseur de lécrou.Il peut aussi sappliquer, avec avantage , à tarauder de la fonte; seulementil faut toujours que le trou traverse lépaisseur de la pièce.

Plusieurs ateliers de construction ont adopté ce système de constructionde tarauds.

MACHINE A FAIRE LES BISEAUX SUR DES PLANCHES DE CUIVRE.

On sait que pour souder les feuilles de cuivre qui sont destinées à formerdes tuyaux, il faut abattre sur les bords opposés un chanfrein qui, lorsquilse fait à la main, devient très-coûteux, parce que les ouvriers en font peudune part, et que de lautre on use une grande quantité de limes. On vientde construire une machine fort simple pour remplacer ce travail.

Cette machine consiste en une fraise conique, montée sur un axe derotation recevant son mouvement par des engrenages, de manière à pou-voir faire 3 à 400 tours par minute; la feuille de cuivre dont le bord doitêtre rabotté par la fraise, est posée sur une table horizontale dont un côté,celui qui correspond à ce bord, présente une saillie en équerre, mais dansune direction inclinée par rapport à la ligne daxe de la fraise ; il en résulteque lorsque la fraise tourne, et que la feuille avance, celle-ci est obligéede marcher obliquement, tout en restant horizontale, et se trouve ainsiconstamment attaquée par les dents de la fraise, sur le bord même quidoit être chanfreiné.

Cette disposition a été adoptée, il y a déjà plusieurs années, parMM. Derosne et Cail, qui, soccupant beaucoup dappareils en cuivre pourles sucreries, ont des premiers chercher à établir une machine simpleet pouvant remplacer, avec un avantage notable, le travail manuel.