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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

au parallélisme. A mesure que le peigneur, en tournant sur lui-même, ra-mène les brins du côté opposé au tambour, ils sont détachés par un petitpeigne, formé dun seul rang de dents, qui agit continuellement, par unmouvement de va-et-vient, sur les dents du peigneur. En se détachantainsi, les brins détoupes forment naturellement la nappe. Cette nappe,ramenée dans un entonnoir et de sous les cylindres étireurs, se changeensuite en ruban. »

Tel est le travail des cardes ; seulement, dans le briseur, le peigne donton vient de parler est remplacé par deux rouleaux en fonte, qui remplis-sent le même objet.

Dans quelques cardes, on supprime le volant et on le remplace par untravailleur et un débourreur de plus.

DESCRIPTION DE LA CARDE DE M. FAIRBAIRN,

REPRÉSENTÉE PLANCHES 5 ET 6.

Daprès lexposé général précédent, on a pu voir que les cardes à étoupesse composent des parties principales suivantes :

1° Un grand cylindre ou tambour, à mouvement de rotation continue, etgarni sur toute sa circonférence de rubans de cardes à dentures en fer;

2° Deux petits cylindres alimentaires ou fournisseurs, par lesquels lesétoupes sont amenées sur le tambour;

3° Plusieurs cylindres débourreurs, placés à diverses distances au-dessusdu tambour, et tournant sur eux-mêmes en sens inverse de celui-ci, etavec de grandes vitesses ;

4° Des cylindres travailleurs, placés près des précédents, et de mêmeau-dessus du tambour, tournant aussi sur eux-mêmes, mais en sens con-traire des débourreurs, et avec des vitesses sensiblement moindres.

5° Le volant qui frise les étoupes et les dispose à sattacher au peigneur ;

6° Le cylindre peigneur sur lequel se déposent les étoupes cardées avantdêtre en nappe.

Nous allons essayer de décrire chacun de ces organes principaux séparé-ment, afin den bien faire voir la construction et le travail ; mais aupara-vant il sera utile de dire quelques mots de la disposition du bâtis. Nousferons connaître ensuite les combinaisons de mouvement adoptées pour lamarche successive de ces divers organes ; nous donnerons alors des cal-culs sur les rapports des vitesses adoptées dans la fabrication, et nouspourrons terminer par des observations et par des notes relatives au mon-tage de ces appareils.

Construction du bâtis de la carde. Comme dans tous les métiersadoptés aujourdhui en filature, le bâtis de cette carde est entièrement enfonte, composé simplement de deux châssis verticaux à nervures A, quisont reliés entre eux, à lintérieur, par des entretoises en fonle à jours c,et latéralement à lextérieur, par des cadres b, également en fonte; voyez