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CARDE A JÉTOUI’ES.
sur la pl. 5 : la projection de face du côté principal, fig. 1, la vue latérale,fig. 2, et sur la pl. 6 : la coupe verticale, fig. 8, laquelle est faite aumilieu de la machine, suivant la ligne 1-2 du plan général, fig. 3 (1) etenfin la coupe par l’axe vertical 7-8, fig. 9.
Des oreilles sont ménagées aux angles des cadres pour y tarauder desvis qui les retiennent aux châssis ; les extrémités des entretoises sont éga-lement taraudées pour recevoir des vis semblables. Il serait, selon nous,préférable de former cette réunion par des boulons à écrous plutôt quepar des vis. Il importe, en tout cas, que les deux côtés du bâtis soient ainsisolidement reliés entre eux, à cause des vibrations qu’ils éprouvent dans letravail. Vers la partie supérieure, ils sont encore retenus par la traverseen fonte a, sur laquelle se boulonnent les supports des rouleaux lamineurs.
Deux couronnes demi-circulaires, en fonte B, destinées à porter leschaises ou coussinets des divers cylindres débourreurs et travailleurs, seboulonnent par leur base sur le plan dressé des deux châssis, à la hauteurde l’axe du tambour. Des joues cintrées C, en tôle ou en fonte mince, sontrapportées à l’intérieur des couronnes et viennent fermer latéralement lamachine, qu’elles permettent de couvrir pour garantir les mouvements, leplus possible, de la poussière.
Il est aisé de comprendre par la section partielle, fig. 6, faite à la hauteurde la ligne 3-4, la forme des pieds qui composent le bâtis, et par la secondesection, fig. 7, faite suivant la ligne 5-6, celle des couronnes demi-circu-laires. Ces deux sections sont dessinées aux 2/15 e , c’est-à-dire à uneéchelle double des vues d’ensemble.
Construction du grand tambour. Ce tambour est évidemment la piècela plus importante de toute une carde ; c’est aussi la pièce la plus dispen-dieuse, et qui demande le plus de soin de la part du constructeur. En An-gleterre, on a l’habitude de faire les tambours en fonte : tel est celui de lamachine représentée. M. Decoster en établit souvent en bois, comme celuidessiné sur les fig. 4 et 5 ; cette dernière construction présente cet avan-tage, que le cylindre est moins lourd, et surtout plus commode et plusfacile à garnir.
Le tambour de fonte se compose d’une enveloppe cylindrique très-mince D (fig. 8 et 9), qui est préalablement tournée avec beaucoup d’exac-titude sur toute sa surface extérieure ; ce tournage doit se faire sur un forttour à chariot bien établi; à l’intérieur, cette enveloppe est renforcée pardes nervures, et aux extrémités elle est assemblée avec deux croisillons enfonte E, de chacun huit bras, portant des oreilles traversées par autant deboulons d qui maintiennent leur écartement. Ils sont alésés à leur centre et
(1) La place laissée sur le dessin n’a pas permis de donner ce plan dans sa véritable largeur;mais on peut aisémeut l’avoir par la cote indiquée et par la vue de côté fig. 2, qui est exacte. On adû sur cet'e figure, comme sur le plan, supprimer la garnitnre des eylindres, pour éviter la confu-sion ; cette garniture peut d’ailleurs être suffisamment comprise sur les coupes fig. 8 et 9, et sur lesdétails de la pl. 6.