CARDE A ÊTOUPES.
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Des cylindres travailleurs. — Ces cylindres, au nombre de troisseulement dans la carde qui nous occupe, sont représentes en I, V et I 2 ;on peut voir par le dessin, qu’ils sont exactement de même constructionque les débourreurs auprès desquels on les a placés; ils n’en diffèrentréellement que par leur diamètre qui est un peu plus petit que celui de cesderniers, par le numéro et la disposition de leurs dents, comme aussi parleur vitesse de rotation qui est beaucoup moins rapide.
Les dents des rubans qui garnissent ces cylindres sont le plus ordinaire-ment du n° 7 dans le briseur, et du n° 5 dans le finisseur, eu égard auxmêmes espèces d’étoupes que dans l’hypothèse précédente faite pour legrand tambour. Elles sont disposées dans le même sens que celles de cedernier (voy. fig. 8), pour opérer le cardage, mais en sens contraire decelle des débourreurs, pour que ceux-ci, agissant sur le revers de leursdents, leur enlèvent continuellement les étoupes dont ils se chargent.
Il est aussi très-important de pouvoir régler avec exactitude le rappro-chement de ces travailleurs soit par rapport au tambour, soit par rapportaux débourreurs. Il faut donc que leurs axes se trouvent encore ajustésdans des coussinets variables dont les supports m, m/, m 2 , sont, d’ailleurs,tout à fait semblables à celui qui est représenté sur les fig. 10 et 11.
Le mouvement de rotation, est communiqué aux axes des cylindres tra-vailleurs par des engrenages qui leur donnent une vitesse beaucoup moinsconsidérable qu’aux débourreurs ; nous verrons aussi plus loin la combi-naison de ces engrenages, qui permet de varier au besoin la vitesse, parde simples pignons de rechange.
Du volant. — On a dit précédemment que le volant appliqué aux cardesà lin, n’est autre qu’un cylindre J, d’un diamètre sensiblement plus con-sidérable que les débourreurs ou travailleurs, et mis comme ceux-ci encontact avec le grand tambour. 11 en diffère essentiellement par la formede ses dents, qui sont cylindriques au lieu d’être pointues, et presquedans une direction normale à sa surface extérieure, comme on peut levoir par les détails aux 2/15° sur les figures 14 et 15 de la pl. 6.1} se placeau-dessous du dernier travailleur, vers le devant de la carde, à gauche dudessin, fig. 8.
Ce cylindre est monté sur des disques ou plateaux J', comme les autres;mais, afin de remédier à la différence d’épaisseur de fonte et par consé-quent éviter des parties faibles et lourdes qui seraient nuisibles dans letravail, M. Decoster a eu l’idée de relier les deux disques par quatre tigesrondes n , qui d’un bout se taraudent dans l'épaisseur de l’un, et ont leurtête incrustée dans l’épaisseur de l’autre. Quand ces tiges sont montées, onplace le cylindre entre deux pointes, pour reconnaître quel est le côté leplus lourd, et alors on retire la tringle qui se trouve de ce côté pour )adiminuer de diamètre sur le tour. On arrive, de cette sorte, parfaitement àéquilibrer le cylindre qui, marchant très-vite, exige nécessairement cetteprécaution.