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qui doivent être soumises à l’action du briseur, par poignées de 0 k 20à 0 k 25et même de 0 k 30; des fabricants y mettent parfois jusqu’à 0 k 35 à 0 k 36.
L’étoupe sort de la carde, sur le devant, en deux rubans, par cela mêmeque la table est séparée en deux parties ; on prend ordinairement 10 de cesrubans que l’on porte sur une petite machine à réunir appelée dovbleuse,et qui sert à faire des rouleaux, contenant alors chacun une nappe composée de 10 rubans. On place deux de ces rubans derrière la carde finis-seuse, on engage le bout de chaque nappe entre les rouleaux qui doiventalimenter les cylindres fournisseurs ; ces rouleaux sont librement posés surdes supports rapportés au bas de la carde, et se déroulent par le seul effetde l’attraction des cylindres.
Des cvlindres débourreurs. Immédiatement au-dessus du cylindrefournisseur i', est un premier débourreur H, qui, comme on l’a dit plushaut, agissant avec ses pointes sur le revers de celles de ce fournisseur, ledépouille et ramène les étoupes sur le tambour.Ce débourreur se composed’un cylindre creux en fonte de peu d’épaisseur et tourné avec soin ; il estadapté, par ses extrémités, sur deux disques de fonte, alésés et fixés pardes nervures sur un axe en fer j, qui le traverse dans toute sa longueur.
Il porte exactement la même garniture que le tambour, mais il tourneen sens contraire, et ses dents sont aussi inclinées différemment, afin quecelui-ci puisse s’emparer des étoupes dont il a dépouillé le fournisseur i'-Afin de pouvoir régler sa position avec toute l’exactitude désirable, sestourillons sont placés dans des coussinets en bronze rapportés dans des tigestaraudées k qui, adaptées à l’extérieur des cintres, permettent de rappro-cher ces coussinets ou de les éloigner du tambour. On peut égalementrégler sa position par rapport au cylindre fournisseur, au moyen deséquerres à coulisse l qui sont traversées par les supports k , et qui sonttirées ou poussées au besoin par des vis de rappel engagées dans des colletsadaptés sur les mêmes cintres. Les détails, fig. 10 et 11, montrent bien,en élévation et en plan, la construction d’un de ces supports avec sonéquerre à coulisse et sa vis de rappel.
Trois autres débourreurs semblables, II 1 , H 2 et H 5 , sont, comme le pre-mier, placés contre le tambour et à des distances à peu près égales. Lesaxes en fer, par lesquels ils sont aussi traversés, sont portés par des cous-sinets en cuivre également ajustés sur des tiges taraudées k\ k 2 , k 3 , quipermettent de les rapprocher ou de les écarter du tambour, mais sontinvariables dans l’autre sens. Nous verrons plus loin que tous ces cylindresdevant tourner à de grandes vitesses, sont commandés par des poulies quireçoivent directement leur mouvement de l’arbre principal. Des entaillesrectangulaires sont pratiquées dans les joues minces C, pour pouvoirintroduire les axes de ces cylindres et les placer près du tambour; desregistres en tôle ou en fonte mince, ajustés à queue d'hyronde dans cesentailles, viennent remplir le vide, et ferment ainsi hermétiquement lesdeux côtés de la carde.