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CARDE A ÉTOUPES.
directement commandée par la roue V, qui engrène avec le petit pignonintermédiaire k 2 , libre sur son goujon et de même diamètre que celui k 3 ,qui est fixe sur le bout de l’axe de la brosse.
Enfin les cylindres lamineurs V, qui sont montés sur un axe commun,reçoivent leur mouvement, du premier rouleau inférieur, par l’intermé-diaire des roues o 3 et o 4 , qui sont ajustées libres sur des goujons fixés aucôté antérieur du bâtis ; la première est commandée par le même pignon o',et la seconde, avec laquelle elle engrène, commande le pignon o 3 , assujettisur le bout de l’axe de ces cylindres.
Toute cette commuuication de mouvement doit être telle que le dévelop-pement ou l’espace parcouru à la circonférence des rouleaux et des lami-neurs soit exactement le même que celui du cylindre peigneur. Il fautéviter qu’il y ait étirage, parce qu’alors les nappes pourraient se déchirer,ou au moins des rubans pourraient se couper.
Nous avons dit que dans le finisseur les rouleaux sont remplacés par unpeigne qui enlève les étoupes sur le cylindre peigneur. Le mouvementcommuniqué à ce peigne, détaillé sur les fig. 18 à 22, est tel qu’il donneenviron 400 coups par minute, et la course est de 4 centimètres, à très-peu près.
TRAVAIL ET PRIX DES CARDES.
On a vu, dans la description qui précède, que l’on plaçait devant le bri-seur une table à rouleaux, qui ont la même vitesse que les fournisseurs etportant deux toiles sans fin de 0 m 50 à 0 m 55 de superficie ; si l’on met surchacune de ces toiles des poignées d’étoupes du poids de 0 k 24, par exemple,il faudra environ deux minutes pour qu’elles passent entre les cylindresfournisseurs, qui ont 0 m 259 de circonférence ; par conséquent, c’est commes’il en passait 0 k 24, par minute, ou 14 k 4 par heure, ou 172 k 8 par journéede 12 heures. En chargeant ces toiles des poignées de 0 k 30, on passerait18 k par heure et 216 k par jour. Dans une fabrication bien suivie, avec unebonne surveillance, on peut toujours compter sur 200 k d’étoupes cardéespar 12 heures de travail.
Le développement du cylindre peigneur dans cette première carde peutêtre, comme on l’a dit plus haut, de 7 à 8 mètres par 1'; comme elle donnedeux rubans à la fois, la production peut donc s’élever de 10 à 12 millemètres par 12 heures.
Nous avons dit que derrière le finisseur on met 10 rubans du briseur; lalongueur développée se réduit alors à 1,000 ou 1,200 mètres seulement,lesquels, étant étirés de 17, donneraient 17,000 à 20,000 mètres environ;c’est-à-dire qu’il faudrait que la carde fine pût produire ce développementpour consommer le travail de la grosse. Or, en admettant que la marche dupeigneur, dans le finisseur, soit de 10 mètres par minute, son développe-ment serait de 7,200 mètres par 12 heures, soit pour les deux côtés de