Band 
Tome troisième.
Seite
90
JPEG-Download
 

90

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

le travail. Cette disposition nempêche pas larbre de tourner sur lui-même,au besoin, par la roue de division M qui est fixée à son milieu.

Ainsi cet arbre est entièrement fixe sur le chariot lorsquon veut prati-quer une simple rainure, comme sur le dessin, et le cylindre est égalementinvariable, parce quil est relié avec lui par la bride en fer o montée à sonextrémité, et donc la branche en équerre sengage dans louverture du tocen fer L, que lon voit sur le détail fig. 7, et qui est assujetti sur le bout delaxe par une clef et une vis de pression. Mais lorsquon veut faire des can-nelures longitudinales sur toute la surface du cylindre, celui-ci et larbredoivent être mobiles sur eux-mêmes; cest alors que lon fait usage de laroue de division M, qui nest autre quune roue à rochet, et du mécanismesuivant qui sert à la faire mouvoir.

Remarquons que dans les dents de cette roue on fait engager un cliquetmobile r, qui est assemblé à charnière sur le sommet de lune des branchesdune équerre en fer s dont laxe, servant de point dappui, est porté pardeux goujons fixés au chariot. A lautre branche de cette équerre est sus-pendue une espèce de clapet dont les tourillons lui permettent davoir unlibre jeu sur lui-même. Tout ce système se meut donc avec le chariot, puis-quil fait corps avec lui.

Or, en dehors de ce chariot, sur le côté du banc, sont fixées deux petiteschaises de fonte destinées à porter une règle en fer N, bien dressée et à sec-tion rectangulaire, sur laquelle on a rapporté une boîte en fonte P, que lonpeut faire glisser sur elle, pour lui faire occuper une position quelconque,et qui est toujours déterminée daprès la longueur des cannelures à obtenir.On fixe cette boîte dans sa position par une simple vis de pression, et,comme elle est renflée dun côté, on a pu y ajuster la tige dune camearrondie O que lon règle à la hauteur convenable, et telle quelle puisseêtre touchée par le clapet libre t, lorsquelle en approche. Ainsi, lorsque lechariot marche dans un sens, de gauche à droite, par exemple, ce clapet estsoulevé par la came, et, faisant osciller léquerre s, le cliquet quelle porteoblige alors la roue de division à tourner dune dent; larbre K. et le cylindretournent aussi dune quantité proportionnelle. Mais quand le chariot marchedans la direction opposée, le clapet est seulement forcé de sincliner; il neproduit donc pas de mouvement sur léquerre ni sur le rochet ; la roue, sonarbre et le cylindre restent en repos. On peut aisément voir les détails dela boîte, de la came et du clapet sur les fig. 8, 9 et 10, qui sont dessinées àune échelle double des vues densemble; la première de ces figures est unesection transversale faite suivant la ligne 8-9. Il est inutile de faire remar-quer que lon doit avoir des roues diviseurs de rechange, suivant le nombrede cannelures que lon veut pratiquer sur un cylindre donné.

Du poute-outils, du burin et de son TRAVAIL. Comme nous lavonsdit, le porte-outils, dans cette machine, est fixé et placé vers le milieu dubanc. Il consiste en deux chaises de fonte Q, boulonnées à lextérieur decelui-ci, et assemblées par une forte traverse R, qui peut être plus ou