MACHINES A CANNELER.
89
On a vu que ces buttoirs sont fixés sur le côté à coulisse du châssis defonte C, et que leur écartement peut être réglé à volonté ; or, si on supposeque le chariot s’avance de gauche à droite, par exemple, le premier buttoirf, marchant comme lui, rencontrera bientôt, par sa partie inférieure, l’ex-trémité du ressort g', et de la position oblique qu’il occupe sur la fig. 2, ille fera passer bientôt dans une position tout à fait différente, le levier coudéh tirant alors la petite tige verticale de droite à gauche, celle-ci entraîne latringle horizontale j et avec elle la fourchette k qui est fixée vers son autreextrémité.
On peut aisément concevoir que l’objet du double ressort g' est de faireaccélérer ce changement de mouvement, de manière que la courroie passerapidement de la première poulie G sur celle de gauche G', et récipro-quement.
Le chariot marchant de droite à gauche, ce sera bientôt le buttoir/' quiviendra, à son tour, presser sur le ressort g', et opérer ce changement ensens contraire. On obtient donc ainsi, parle mouvement continu de la cour-roie motrice, le mouvement de va-et-vient du chariot et de tout ce qu’ilporte.
Des cylindres a rainer oü a canneler. — Nous avons supposé repré-senter sur le dessin une simple tringle cylindrique en fer n, qui a été préa-lablement tournée sur toute sa longueur, et sur laquelle on veut pratiquerune longue rainure. On aurait pu supposer une suite de petits cylindressolidaires, mais séparés par des gorges ou des collets, et sur lesquels on seserait proposé de pratiquer des cannelures angulaires ou demi-rondes,propres aux métiers employés dans la filature de lin, de coton ou de laine;le travail sur la machine est exactement le même dans l’un comme dansl’autre cas; seulement, pour faire une rainure, le cylindre ne reçoit qu’unmouvement de va-et-vient; mais pour canneler, outre ce mouvement, ildoit encore, à chaque course, tourner d’une certaine quantité sur lui-même, ce qui a lieu à l’aide d’un mécanisme fort simple que nous expli-querons plus loin.
Le cylindre à rainer ou à canneler est porté entre deux pointes coniquesaciérées l et V, comme dans un tour parallèle; l’une est ajustée au bout del’arbre en fer K, l’autre est simplement taraudée dans la petite poupée enfonte m, qui se termine des deux côtés par des pattes au moyen desquelleson peut le retenir sur le chariot, lorsque sa position est déterminée. Lecylindre est aussi soutenu dans sa longueur, pour qu’il ne puisse fléchirpendant l’opération par la pression de l’outil, par des coussinets angulaires,ajustés dans des espèces de poupées mobiles m', qui glissent et peuvent sefixer à des points quelconques sur le châssis.
L’arbre K est maintenu par des coussinets g, ajustés dans une chaisevenue de fonte avec un côté transversal du chariot; il peut être serré parune vis de pression taraudée au-dessous, et à son extrémité par une vis derappel qui, à l’aide d’un écrou à poignée, ne peut se desserrer pendant