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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

M. Tourasse, et qui sont en activité sur la ligne de Saint-Étienne , ne lecèdent en rien non plus aux autres machines anglaises. MM. Schneider,du Creuzot, M. Cavé, de Paris , ont également construit de ces appareils,avec soin et à la satisfaction entière des compagnies.

Parmi les perfectionnements les plus remarquables qui viennent dêtreapportés dans les locomotives, nous devons surtout citer lapplication dela détente faite à ces machines. Cette application peut être regardée commedautant plus heureuse quelle avait été jugée dune grande difficulté, àcause de la vitesse considérable des pistons et des tiroirs de distribution.

Déjà, vers 1839 et 1840, lhabile ingénieur des chemins de fer de Saint-Germain et de Versailles , M. Clapeyron , soccupait de donner aux tiroirsdes recouvrements tels, quil pouvait obtenir une détente plus considérableque celle quon avait obtenue jusque-. Et depuis, persistant dans sonsystème, et voulant éviter toute espèce de complication de mécanisme , ilest parvenu, par langle dinclinaison de lexcentrique sur la manivelle, parlavance et les recouvrements du tiroir, à marcher à détente pendant untiers de la course du piston, et même jusquaux 5/12 de la course. Enhomme de progrès, qui tient constamment aux améliorations, cet ingé-nieur sest occupé, ainsi que plusieurs autres personnes, dun système quipuisse permettre de varier la détente pendant la marche même de lamachine.

Le mode de détente variable, si heureusement appliqué par M. Edwardsaux machines fixes, a être essayé sur une locomotive du chemin deSaint-Germain, en 1840 ; mais cette application ne paraît pas avoir donnéles résultats quon en espérait. Le registre, rapporté derrière le tiroir etpouvant glisser avec lui, était arrêté dans sa course par deux arrêts placésà une certaine distance quon pouvait régler à volonté. Mais, soit que ceregistre, entraîné simplement par contact dans la marche du tiroir, nefonctionnât pas toujours convenablement, surtout dans les grandes vitesses,soit que le conducteur ne pût faire agir à propos les deux buttoirs ouarrêts, on ne crut pas devoir poursuivre les expériences.

Un ingénieur de Belgique , M. Cabry, a proposé depuis dappliquer ladétente, non-seulement en donnant plus davance et de recouvrement autiroir, mais, de plus, afin de rendre la détente variable pendant la marche,en variant la course de ce tiroir et en changeant la longueur du levier oude la fourchette qui doit le faire mouvoir. A cet effet, la fourchette dem-brayage, au lieu dêtre placée sur la queue de lexcentrique et de venir saisirle bouton placé sur larbre oscillatoire des tiroirs, comme on le fait géné-ralement, est, au contraire, placée sur larbre, et le bouton se trouve surla queue de lexcentrique. Les branches de la fourchette sont allongéesde sorte que le bouton vient travailler beaucoup plus tôt ; dans cette circon-stance le levier qui fait osciller est plus long quil ne le faudrait pour dé-couvrir complètement le tiroir; il résulte de quil sintroduit moins devapeur, et comme dailleurs lexcentrique a plus davance, il ferme le tiroir