MACHINE LOCOMOTIVE
CONSTRUITE
Par MH. SCH9IEIDEK, du Creuzot
ET MARCHANT SUR LES CHEMINS DE FER DE VERSAILLES ET DE SAINT-GERMAIN,
AVEC 7 ;j
APPLICATION DE LA DÉTENTE, PAR M. CLAPEïRON.(PLANCHES 8 ET 9.)
Depuis qu’on s’occupe d’une manière sérieuse, en France , de l’éta-blissement des chemins de fer (1), plusieurs ingénieurs, plusieurs méca-niciens recommandables ont apporté dans la construction des machinesen usage sur ces lignes, des améliorations notables, soit pour parvenirà diminuer la consommation du combustible, soit pour prévenir lesaccidents. Et cependant, il faut le dire, les constructeurs françaisn’ontpas eu jusqu’ici, pour cette branche si importante de la mécanique, tousles encouragements qu’ils ont mérités; car, à l’exception de quelques-unes, les compagnies se sont, en général, trop hâtées de porter leurscommandes chez nos voisins d’outre-mer.
L’expérience a prouvé aujourd’hui, jusqu’à l’évidence, que la construc-tion des locomotives, comme celle des machines à vapeur pour bateaux oupour manufactures, peut être confiée à plusieurs de nos grands mécani-ciens, avec l’assurance d’une bonne exécution. Ainsi, les machines deM. A. Kœchlin, qui fonctionnent sur le chemin de fer de Strasbourg à Bâle ,sont toutes égales, et plusieurs même sont supérieures aux meilleures ma-chines anglaises, avec lesquelles elles marchent en concurrence. Les deuxlocomotives de MM. Meyer et compagnie, ont donné peut-être encore desrésultats plus satisfaisants. Celles construites à Lyon , sous la direction de
(1 ) En 1839, nous avons publié, mon frère et moi, sous les auspices deM. le ministre du commerce,les divers systèmes de machines locomotives les mieux construites jusqu’à celte époque. L’ouvrage apour titre: L'industrie des cueminsdefeb, et comprend les dessins et descriptions des principaleslocomotives, des tenders, wagons de transports et de terrassement, voitures, diligences, rails, sup-ports, grues, plates-formes, etc. U est édité par M. Mathias, quai Malaquais, à Paris . Ait.
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