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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
facile, il est utile de diviser le sujet en plusieurs articles principaux.
Nous décrirons donc successivement :
l°Les appareils de vaporisation, qui comprennent le foyer, la chaudière,les soupapes de sûreté, les moyens de régler le tirage, et les pompes d’ali-mentation ;
2° Les appareils qui reçoivent faction de la vapeur, tels que les cylindresà vapeur, les boîtes et tiroirs de distribution ;
3“ La transmission de mouvement aux roues par les bielles, manivelleset essieu coudé.
Nous donnerons ensuite les principales dimensions des pièces impor-a ntes qui composent l’appareil, avec les résultats de calculs sur les surfacesde chauffe, les sections des pistons, celles des lumières, les capacités descylindres et dépenses de vapeur, etc. Nous tâcherons de faire voir égale-ment les tracés géométriques des positions relatives du tiroir et du piston,telles qu’elles sont établies sur diverses locomotives en activité, pour diffé-rents degrés de détente fixe, et nous pourrons terminer par des notes inté-ressantes sur le travail de ces appareils.
La flg. 1 de la pl. 8 représente une coupe verticale faite par l’axe de lachaudière, et celui de l’un des cylindres à vapeur.
La flg. 2, pl. 9, est un plan général vu en dessus de tout le mécanisme,la chaudière étant enlevée.
DU FOYER , DE LA CHAUDIÈRE,
DU TIRAGE ET DES APPAREILS DE SÛRETÉ ET D’ALIMENTATION.
De la grille et de la boite a feu. — Le foyer ou la boîte à feu d’unelocomotive est une simple capacité rectangulaire A, que l’on a quelquefoisconstruite en tôle, mais qui se fait aujourd’hui le plus généralement encuivre rouge, parce qu’on a reconnu que, malgré son prix plus élevé, cemétal se détériore moins rapidement et devient par suite plus économiqueque la tôle. Étant soumises à une haute température, les feuilles de cuivredoivent être très-fortes : elles ont dans les grands foyers, comme celui dela Gironde , 15 à 16 millimètres d’épaisseur, et la paroi transversale B' quiporte les tubes est de 0 m 021 à 0 m 022, pour donner plus de surface frot-tante aux tubes, afin de mieux faire les joints et d’avoir moins de chance defuite. Cette forte épaisseur est encore nécessaire pour résister à la con-traction qu’éprouve la plaque qui reçoit une quantité d’air froid quand onouvre la porte du foyer, et quand un chauffeur inexpérimenté alimente sonfeu en môme temps que la chaudière. 11 y a des machines dans lesquellescette paroi est doublée, c’est-à-dire composée de deux feuilles rapportéesl’une contre l’autre et rivées ; mais alors elles sont nécessairement plusminces : l une de ces feuilles a toute la dimension de la paroi, l’autre n’oc-cupe que l’étendue des tubes.