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MACHINES LOCOMOTIVES.
pour ce seul objet. De même, on cherche à faire subir aux pistons à vapeur,aux stuffing-box, etc., des changements qui permettent d’obtenir plus dedurée et plus d’économie.
Nous ferons connaître ces divers perfectionnements, à mesure qu’ils au-ront reçu la sanction de l’expérience, comme nous donnerons les détailsdes divers systèmes de détente exécutés et fonctionnant avec satisfaction.
DESCRIPTION GÉNÉRALE
ET CONSTRUCTION DE LA MACHINE LOCOMOTIVE , REPRÉSENTÉESUR LES PLANCHES 8 ET 9.
La locomotive la Gironde , que nous allons essayer de décrire avec quel-ques détails, a été construite par MM. Schneider, du Creuzot, pour la com-pagnie du chemin de fer de Saint-Germain et de Versailles (1). Établie surde fortes dimensions, et dans des proportions solides et bien raisonnées,elle marcha d’abord avec très-peu de détente. M. Clapeyron , en cherchantà augmenter successivement le degré de détente dans ces machines, dutalors faire changer les cylindres et la distribution, pour pouvoir non-seule-ment y appliquer des tiroirs avec des recouvrements beaucoup plus grands,mais aussi augmenter la section des cylindres h vapeur, afin de les fairecorrespondre aux dimensions de la chaudière, qui a été faite évidemmentpour produire la vapeur nécessaire à des cylindres marchant à pleine pres-sion pendant toute la course.
Cette machine, comme en général toutes les locomotives que l’on con-struit actuellement, n’est autre qu’une voiture à vapeur, à deux cylindres,portant son fourneau, sa chaudière et sa cheminée; elles sont toujours àhaute pression, sans condensation, mais néanmoins à détente. La marchedes pistons se communiquant par des bielles à un essieu coudé en fer, àdeux manivelles qui font entre elles un angle droit, et transformant leurmouvement alternatif en un autre circulaire continu, lequel se transmetà une paire de grandes roues à rebord, fixées aux deux extrémités de l’es-sieu, c’est l’adhérence seule de ces roues sur deux rails parallèles en fer,qui détermine le transport même de la locomotive et des wagons qui y sontattachés.
Comme c’est la première machine locomotive que nous décrivons dansce Recueil, nous croyons devoir entrer dans quelques détails pour en faireconnaître exactement la conslruction, principalement aux mécaniciens etcontre-maîtres qui n’ont pas encore eu l’occasion d’étudier ce genre d’ap-pareil. Mais afin d’en rendre l’explication plus intelligible et l’étude plus