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Tome troisième.
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MACHINES LOCOMOTIVES.

pour ce seul objet. De même, on cherche à faire subir aux pistons à vapeur,aux stuffing-box, etc., des changements qui permettent dobtenir plus dedurée et plus déconomie.

Nous ferons connaître ces divers perfectionnements, à mesure quils au-ront reçu la sanction de lexpérience, comme nous donnerons les détailsdes divers systèmes de détente exécutés et fonctionnant avec satisfaction.

DESCRIPTION GÉNÉRALE

ET CONSTRUCTION DE LA MACHINE LOCOMOTIVE , REPRÉSENTÉESUR LES PLANCHES 8 ET 9.

La locomotive la Gironde , que nous allons essayer de décrire avec quel-ques détails, a été construite par MM. Schneider, du Creuzot, pour la com-pagnie du chemin de fer de Saint-Germain et de Versailles (1). Établie surde fortes dimensions, et dans des proportions solides et bien raisonnées,elle marcha dabord avec très-peu de détente. M. Clapeyron , en cherchantà augmenter successivement le degré de détente dans ces machines, dutalors faire changer les cylindres et la distribution, pour pouvoir non-seule-ment y appliquer des tiroirs avec des recouvrements beaucoup plus grands,mais aussi augmenter la section des cylindres h vapeur, afin de les fairecorrespondre aux dimensions de la chaudière, qui a été faite évidemmentpour produire la vapeur nécessaire à des cylindres marchant à pleine pres-sion pendant toute la course.

Cette machine, comme en général toutes les locomotives que lon con-struit actuellement, nest autre quune voiture à vapeur, à deux cylindres,portant son fourneau, sa chaudière et sa cheminée; elles sont toujours àhaute pression, sans condensation, mais néanmoins à détente. La marchedes pistons se communiquant par des bielles à un essieu coudé en fer, àdeux manivelles qui font entre elles un angle droit, et transformant leurmouvement alternatif en un autre circulaire continu, lequel se transmetà une paire de grandes roues à rebord, fixées aux deux extrémités de les-sieu, cest ladhérence seule de ces roues sur deux rails parallèles en fer,qui détermine le transport même de la locomotive et des wagons qui y sontattachés.

Comme cest la première machine locomotive que nous décrivons dansce Recueil, nous croyons devoir entrer dans quelques détails pour en faireconnaître exactement la conslruction, principalement aux mécaniciens etcontre-maîtres qui nont pas encore eu loccasion détudier ce genre dap-pareil. Mais afin den rendre lexplication plus intelligible et létude plus

(1) Nous devons à lobligeance de M. Clapeyron davoir bien voulu nous autoriser à relever celtemachine dans tous ses détails, et lui en témoignons notre viye reconnaissance