104
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qui s’élève depuis le bas jusqu’à près de la moitié de sa hauteur; l’espaceménagé entre ces deux cloisons est rempli d’eau et communique avec lescôtés latéraux ; de cette manière, on peut obtenir près d’un mètre quarré desurface de chauffe en sus de celle ordinaire ; mais aussi la grille est séparéeen deux parties, ce qui exige plus d’attention de la part du chauffeur pourles charger de combustible à peu près également. On a aussi proposé deconstruire le foyer de telle sorte à obliger la flamme et l’air chaud à sebifurquer, en montant et en descendant, avant de se rendre dans les tubes.Mais cette dernière disposition, présentant sans doute trop de difficultésd’exécution ou d’entretien, ne paraît pas avoir eu de suite. Les ingénieursdu chemin de Saint-Germain et de Versailles ont proposé de placer unedouble cloison au milieu du foyer, dans le sens de la longueur de la ma-chine, et non en travers, ce qui gênerait moins le service de la grille.
De la chaudière et des tubes. — La chaudière proprement dite estpeut-être la pièce la plus importante d’une locomotive; elle occupe à elleseule plus de volume que tout le reste de l’appareil ; elle est destinée àcontenir l’eau et la vapeur. On peut la considérer comme composée dedeux parties distinctes, l’une DD', qui enveloppe entièrement le foyer, etqui, à cet effet, présente la forme d’un prisme rectangulaire surmontéd’une surface à peu près demi-cylindrique D 2 , et relié, comme on vient dele voir, avec la boîte à feu, en laissant, entre ses parois et celles de cettedernière, un espace de 11 à 12 centimètres. L’autre F, est entièrement cy-lindrique sur toute sa longueur, et s’assemble avec la première, dont ellene forme, pour ainsi dire, que le prolongement, par des cornières circu-laires en fer laminé. Il est utile de l’entourer d’une enveloppe en bois minceg, pour éviter le refroidissement par le contact de l’air extérieur.
Les feuilles de tôle qui composent cette chaudière ont 10 à 11 millimètresd’épaisseur ; dans les faibles machines elles ne portent que 7 à 8 millimètresseulement ; ces épaisseurs se rapportent, en général, avecla formulepratiquedonnée par les ingénieurs, pour les chaudières de machines fixes. Les tôlesdoivent être rivées entre elles avec le plus grand soin, et dans les angleselles sont reliées au moyen de cornières en fer. On a quelquefois essayédéformer les raccordements d’équerre, en coudant les bords des tôles;mais ce travail exige de la part des ouvriers beaucoup de soin, pour ne pasfatiguer le métal, qui doit être évidemment de première qualité.
Dans l’intérieur de la chaudière sont renfermés 119 tubes parallèles E,de 0 m 05 de diamètre intérieur, et n’ayant que 2 millimètres d’épaisseur;ils laissent entre eux peu d’espace, et sont environnés d’eau sur toute leurlongueur. Ces tubes reçoivent du foyer avec lequel ils communiquent tous,la flamme, l’air chaud et la fumée qu’ils conduisent à la cheminée. Ils ontl’avantage de présenter, sous un très-petit volume, une grande surfacede chauffe qui n’est pas moins, dans cette machine, de 48 mètres quarrés;Leur application, dans les locomotives, est de la plus grande importance,à cause des vitesses considérables qu’elles doivent prendre, de l’énormç