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Tome troisième.
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MACHINES LOCOMOTIVES.

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quantité de vapeur à produire, et de lobligation l'on se trouve de trans-porter les appareils de vaporisation avec leau et le combustible. Les tubesen usage dans les premières locomotives pouvaient avoir 8 à 9 centimètresde diamètre , on les a réduits successivement jusquà 5 et même 4 centi-mètres. On sest arrêté définitivement à ces diamètres, parce quen les fai-sant plus petits, ils sengorgent très-facilement et on est dans lobligationde les nettoyer trop souvent.

Ces tubes furent dabord faits en cuivre rouge, et quelquefois en bronze,puis en laiton, laminé, recourbé et étiré au banc ; ceux-ci furent préférés,comme étant plus économiques et susceptibles de plus de durée. Il y aplusieurs années, au chemin de fer de Saint-Germain, on a essayé destubes en fer auxquels on soudait quelquefois des bouts en laiton, pourles réunir aux plaques qui doivent les porter, et on lésa abandonnés,parce quon a reconnu quils soxydaient rapidement, surtout sous la partieinférieure qui est moins garantie par les dépôts calcaires, et quils sepiquaient à tel point quils étaient presque traversés par les trous imper-ceptibles qui sy formaient. Cependant, la fabrication des tuyaux en ferétirés ayant pris une grande extension et sétant bien améliorée, on arevenir surlidée quon sen était formée,et maintenant on en fait lapplicationdans quelques locomotives, après les avoir éprouvés à des pressions énormes,bien supérieures à celles voulues, et auxquelles ils résistent bien. Mais ilserait important pour rendre cette application vraiment avantageuse, dechercher à empêcher loxydation, pour quils se conservent et présentent lamême durée que le laiton. Elle pourrait ainsi devenir dautant plus heu-reuse , quétant alors de même métal que le corps de la chaudière, ledegré dallongement, résultant de la dilatation, devient à très-peu près lemême; tandis que les tubes en cuivre, ayant une dilatation sensiblementplus considérable que le fer, tendent à repousser les fonds auxquels ilssont assemblés, et par suite à se disjoindre et à produire des fuites (1).M. A. Stephenson a livré depuis peu, à la compagnie du chemin dOr­ léans , quelques locomotives qui ne portent que des tubes en fer.

Des trous circulaires sont convenablement pratiqués dans les deux pla-ques qui séparent le corps de la chaudière des boîtes à feu et à fumée, afinde recevoir lextrémité des tubes à frottement; pour les y assujettir, on ychasse à coups de masse des viroles en fer ou en acier, formant embasedun bout pour la tête, et tournées légèrement en biseau, et de lautre pourlentrée; on introduit dans lintérieur de ces viroles des mandrins coniquespour tendre à les agrandir et à former le joint plus parfait. MM. Stehelin et

(I) Le Ter forgé se dilate de O à 100» de I/ 819 de son volume.

Le fer rond passé à la filière » 1 / 8)2 »

Le cuivre rouge laminé ou étiré » 1/582 »

Le laiton » 1/533 »

Ainsi des tubes en laiton de 2m 690 de longueur à 0°, auraient à 100° 2m 695, tandis que la chau-dière de même longueur à o°, ne serait, à 100°, augmentée que de 0 m 0033 ; il y a donc une différencede près de 2 millimètres qui nexisteraient pas avec des tubes en fer,