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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
entre lui et la tubulure, par conséquent il augmente la vitesse de sortie dela vapeur; par suite il active le feu et le pouvoir de vaporisation de la chau-dière et la marche de la machine ; mais, au contraire, lorsqu’on le descend,il augmente la section de sortie, et par suite il diminue l’activité du cou-rant, et avec elle il ralentit le tirage, la production de la vapeur et lamarche de la voiture.
Mais on comprend sans peine que, comme la vitesse du courant ne peutêtre produite par la seule tendance de la vapeur à s’échapper dans l’atmo-sphère, il faut qu’une partie de la puissance du moteur soit employée àl’expulser, c’est-à-dire à activer le feu. Or, plus l’on rétrécit l’orifice desortie, plus la dépense de force est grande. Du reste, ce système de régu-lateur, pour lequel les inventeurs ont obtenu un brevet d’invention en 1840,a été appliqué d’abord sur la locomotive la Gazelle, puis sur d’autres ma-chines, et a donné de bons résultats : on en paraît généralement satisfait.Il faudrait cependant, pour en constater les avantages, faire des expé-riences comparatives. Nous avons cru devoir le représenter sur le dessinpl. 8, quoiqu’il n’ait pas été placé sur cette machine.
M. R. Stephenson règle le tirage de la cheminée par un registre à peuprès circulaire, appelé papillon, qui est mobile autour d’un axe horizontalplacé vers le sommet du tuyau d’échappement, et portant une manivellequ’une longue tringle prolongée à l’arrière permet de manœuvrer à la main(l).
«Cette manière de régler le tirage, disent MM. Flachat et Petiet (2), outreles avantages de simplicité et d’efficacité, est encore utile quand on jette lefeu, parce qu’il se forme un courant d’air froid extérieur qui s’introduit,par l’effet de la raréfaction, dans celui qui est en contact avec les partieséchauffées de la chaudière, et qui, faisant brusquement changer la tempé-rature des parties métalliques, les contracte fortement et les détériore. »
On se sert aussi avec avantage, dans plusieurs machines, d'un tube addi-tionnel adapté à la partie inférieure du tuyau d’échappement et muni d’unrobinet que l’on doit mettre à la portée du mécanicien. Ce tube déboucheau dehors par le fond de la boîte à fumée ; et quand on veut ralentir letirage, on ouvre le robinet pour laisser partir une partie de la vapeur, etalors celle qui s’échappe par la cheminée est nécessairement moindre. Cetteapplication présente encore l’avantage de diminuer la contre-pression quis’oppose à la marche du piston.
Des appareils d’alimentation. — Pour remplacer continuellementl’eau vaporisée dans la chaudière et dépensée par les cylindres, on fait usagede deux pompes foulantes adaptées aux traverses de la machine. Leur ca-pacité doit être telle qu’elles puissent chacune suffire pour renouveler l’eauproportionnellement au volume vaporisé, afin qu’on ne soit pas arrêté,dans le cas où l’un ou l’autre ne fonctionnerait pas convenablement.
Elles se composent chacune d’un cylindre horizontal en bronze Z, et
11) Celte disposition a été adoptée dans la Victorieuse, détaillée dans l'Industrie des chemins defer, par Armengaud frères.
(2) Guide du mécanicien-conducteur de machines locomotives, t vol. in-12, — 1840.