Band 
Tome troisième.
Seite
109
JPEG-Download
 

MACHINES LOCOMOTIVES.

109

Sortant des cylindres, et que lon envoie dans la cheminée, pour produireun tirage artificiel très-actif. Dans plusieurs locomotives la cheminée estactuellement double, cest-à-dire quil y a deux cheminées lune dans lautre :celle intérieure est cylindrique dans toute sa longueur, et lautre a laforme extérieure ; le panier qui se posait habituellement sur le sommet dela cheminée se place intérieurement ; il est fixé à sa partie inférieure etau tuyau déchappement; de cette sorte il a lavantage de se détériorermoins rapidement et de donner plus de tirage, ce qui a aussi permis derallonger la cheminée dune quantité égale à la hauteur du panier.

Des moyens de régler le tirage. La faible hauteur que lon estdans lobligation de donner aux cheminées de locomotives, soit à cause destravaux dart sous lesquels elles doivent passer, soit aussi par la résistancequelles présenteraient à lair, et par la difficulté de les maintenir, ne peutsuffire évidemment pour produire un tirage assez énergique, et corres-pondant à lénorme quantité de vapeur quelles dépensent. On a bienessayé, à cet effet, des appareils de ventilation pour obtenir ce tirage arti-ficiellement; mais, soit quils aient été trouvés trop dispendieux ou insuf-fisants, ces moyens ne sont pas en usage. On sest donc arrêté à envoyersimplement dans la cheminée la vapeur perdue, après quelle a produit sonaction sur les pistons.

Pour cela, les tuyaux de sortie des cylindres à vapeur se réunissent enun seul tube vertical auquel on donne une forme légèrement conique, pourdiminuer sa section à lextrémité qui pénètre dans la cheminée; la con-traction que la vapeur éprouve, en séchappant, augmente le tirage. Ainsi,plus lorifice est rétréci, plus le courant de vapeur qui sen échappe estviolent, et plus il a deffet pour attiser le feu, mais plus aussi il y a de résis-tance derrière le piston. Il en résulte, par suite, une plus grande produc-tion de vapeur dans un même temps. Dans les machines employées sur lechemin de fer de Liverpool à Manchester, les orifices de sortie de vapeursont de 57 à 64 millim. de diamètre ; dans celles du chemin de Paris à Saint- Germain , ils varient de 50 à 66, et dans celles de Paris à Versailles de 55 à78 millimètres.

MM. Edwards et Flachat ont eu lidée de rendre le tuyau déchappementvariable de diamètre, cest-à-dire den augmenter ou den diminuer la sec-tion pendant la marche, et par conséquent de varier le tirage suivant lesbesoins, et par suite aussi la vitesse de la locomotive. Ainsi les tuyaux encuivre XX', venant des cylindres, sélèvent au-dessus pour communiquerà une tubulure conique X 2 (fig. 1), dont la base fermée porte un secondtube intérieur qui sert de guide à une espèce de robinet Y. Celui-ci, enpartie cylindrique, se prolonge en cône, et est attaché par son sommet àune tige verticale en fer qui traverse la base de la tubulure, et se relie parson extrémité inférieure à un levier coudé y y mobile sur un axe fixe. Laseconde branche de ce levier est assemblée à une longue tringle y 2 , ter-minée par une poignée que le mécanicien peut manœuvrer à la main.

Il est aisé de voir qu en soulevant le robinet, celui-ci rétrécit le passage