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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
des tubes de raccordement qui sont ordinairement en cuivre, exécutés avecbeaucoup de soin, et à rotules sphériques ou coniques, de manière à pou-voir prendre des mouvements dans tous les sens ; mais quelle que soit leurbonne confection, après un certain temps, ils ne ferment pas hermétique-ment, et laissent perdre de l’eau. Il y a des compagnies qui préfèrent desimples tuyaux élastiques en toile, comme ceux en usage dans les pompesà incendie.
DE LA DISTRIBUTION DE LA VAPEUR;
DES TIROIRS ET TUYAUX D’ADMISSION, DES CYLINDRES,
ET DE LEURS PISTONS.
Du RÉGULATEUR ET DU TUYAU DE PRISE DE VAPEUR. — Le dôme encuivre K, qui surmonte la chaudière du côté de la cheminée, et qui, à sonsommet, porte, comme nous l’avons vu, une soupape de sûreté à ressorts,est destiné à élever la prise de vapeur sensiblement au-dessus du niveaunn', afin que celle-ci, en allant aux cylindres, entraîne le moins possible departicules d’eau qui sont soulevées par l’effet de l’ébullition. On sait quel’eau qui serait entraînée dans les boîtes de distribution peut produire degraves inconvénients, parce qu’étant incompressible, elle peut être successi-vement refoulée par les pistons au point d’occasionner la rupture des joints.
Les constructeurs de la Gironde ont adopté, pour la prise de vapeur, unedisposition fort commode, qui consiste dans l’application d’un siège enfonte J, boulonné sur la chaudière, et dont la base supérieure, dressée avecsoin, reçoit un tiroir horizontal m.
Une tubulure intérieure est fondue avec ce siège et se boulonne autuyau recourbé M, qui descend dans la boîte à fumée, et se divise en deuxbranches M', pour communiquer avec les boîtes de distribution des deuxcylindres. Le tiroir m est destiné à ouvrir ou à fermer l’ouverture de cettetubulure, et par conséquent à laisser passer la vapeur produite dans lachaudière, ou à l’intercepter en tout ou en partie. Il est lié à une tige hori-zontale en fer o, qui se prolonge par la tringle méplate L, avec laquelleelle est solidaire, jusqu’à l’arrière de la machine; et à l’aide d’un leviercoudé L'L 2 , le conducteur peut aisément le manœuvrer à la main, et enrégler la position à volonté ; il augmente ou diminue la section d’ouverturede la quantité qu’il désire, et suivant la vitesse qu’il veut donner au convoi,ou la résistance que présente celui-ci. Pour éviter des fuites de vapeur parle joint de la tige, un petit stuffmg-box est ménagé dans le disque circu-laire à embases l, qui porte le siège de la soupape de sûreté.
Cette construction de régulateur à tiroir, qui présente d’ailleurs beaucoupd’analogie avec les régulateurs à vannes et à vis, est préférable à celledes robinets, qui a été adoptée par divers constructeurs, en ce qu’il n’estpas susceptible de gripper comme ceux-ci, et qu’il est d’ailleurs plus facileà mouvoir et à exécuter. MM. Stephenson et Tayleur, et plusieurs autresmécaniciens, font des régulateurs à disques rotatifs, qui se composent d’une