MACHINES LOCOMOTIVES. 113
plaque circulaire mobile, à deux ouvertures appliquées contre un siègefixe, également percé de deux ouvertures qui donnent passage à la vapeur,lorsqu’elles se trouvent en regard de celles de la plaque. On sait queM. Cavé a, depuis 1833, fait l’application d’un système analogue de plaquescirculaires ou de disques, au lieu de robinets, pour opérer la distributionde la vapeur, dans ses machines à cylindre oscillant; seulement, le disquemobile, commandé par le moteur même, tourne d’une manière continuesur son siège fixe, et pour régler la détente, on lui superpose un seconddisque que l’on manœuvre à la main.
Dans quelques machines récentes, M. Jackson a adopté un système derégulateur à lanterne, qui est avantageux et commode en ce qu’il présentepeu de résistance pour s’ouvrir et se fermer, et qu’il peut être ouvert très-rapidement, avec peu de mouvement. Il consiste dans une espèce dedouille cylindrique terminée par des bases coniques, qui s’ajustent sur desparties semblables, ménagées sur le tuyau de prise de vapeur, lequel estpercé sur toute sa circonférence, dans la partie comprise entre les deuxbases, d’une grande quantité d’orifices rectangulaires. Cette douille faitainsi l’effet d’une double soupape ; lorsqu’on la soulève, elle donne entréeà la vapeur qui s’introduit par les orifices et se rend aux cylindres.
Des boites de distribution et des tiroirs. — La vapeur venant de lachaudière, traverse le tuyau M, lorsque le régulateur est ouvert, et se divisedans les deux branches recourbées en cuivre, qui sont boulonnées sur lestubulures M 2 , pour se rendre immédiatement dans les deux boîtes de dis-tribution N. Ces boîtes sont tout à fait identiques, et elles présentent icicette particularité qu’elles sont fondues avec les cylindres à vapeur même.Leur intérieur forme une chambre rectangulaire dont la capacité est aussigrande que possible, afin que la vapeur n’y perde pas de sa tension.
Sur la base supérieure de chacune d’elles est ménagée une large ouver-ture par laquelle on peut introduire et visiter le tiroir de distribution; elleest fermée exactement par un couvercle rectangulaire N', renforcé par desnervures et boulonné sur son pourtour. La face verticale antérieure estaussi ouverte, pour permettre d’introduire le cadre en.fer p, qui embrassele tiroir et l’entraîne dans sa marche rectiligne. A l’autre bout est un stuf-fing-box qui donne passage à la tige p', et empêche les fuites de vapeur.
Le tiroir de distribution est une espèce de coquille rectangulaire enbronze O, et quelquefois en fonte, qui glisse sur une surface horizontaleparfaitement dressée, ménagée au fond de la boîte de distribution, et ser-vant à mettre cette boîte en communication, tantôt avec l’une, tantôt avecl’autre extrémité du cylindre à vapeur Q , par les conduits ou lumières r,et r', qu’il découvre alternativement. Les semelles qui forment la base dece tiroir sont beaucoup plus larges que les orifices, elles présentent ce quel’on appelle un grand recouvrement; elles saillissent non-seulement à l’ex-térieur, mais encore à l’intérieur. C’est de la largeur donnée à ces semelles,et de la position qu’on leur fait occuper par rapport aux orifices pendant lem. s