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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Or, ce tirant se termine, à l’autre bout, par une bague en deux partiesqui embrasse la circonférence extérieure de l’excentrique en fonte U,monté sur l’essieu coudé entre les deux manivelles. Le mouvement derotation communiqué par cet essieu à l’excentrique se transforme en mou-vement alternatif, parle tirant et le levier «, et se transmet, par le canon f,au levier u, et par suite aux barres t, à la tige p' et à son tiroir.
Puisque la machine se compose de deux cylindres à vapeur et de deuxboîtes de distribution, il faut, de toute nécessité, qu’il y ait deux excen-triques semblables, dont l’un communique son mouvement à l’un destiroirs, et le second à l’autre. Mais il faut de plus, et c’est une conditionindispensable à remplir dans une locomotive, qu’elle puisse marcher enarrière comme en avant, et que le changement dans le sens de la marchepuisse se faire pendant qu’elle fonctionne. On dispose à cet effet sur l’es-sieu moteur quatre excentriques, dont deux sont destinés à opérer lamarche en avant, et les deux autres la marche en arrière. Les deux pre-miers, U, sont placés, dans la Gironde , l’un près de l’autre, au milieu del’axe, et les autres, U', sont ajustés sur le même axe, à côté des précédents.Ces excentriques sont tous en fonte, et formés chacun de deux parties,réunies l’une contre l’autre par des goujons intérieurs taraudés d’un boutetclavetés de l’autre. Des vis de pression les assujettissent solidement surl’essieu coudé, lorsque leur place est déterminée. Les centres des deuxpremiers excentriques sont nécessairement dans une direction diamétrale-ment opposée, puisqu'ils doivent opérer un mouvement tout à fait con-traire.
Il faut aussi évidemment quatre tirants d’excentriques, dont deux sontenclanchés, pour transmettre le mouvement aux tiroirs, et les deux autressont déclanchés. Cemme on suppose sur les dessins que la machine marcheen avant, dans la direction indiquée par la flèche ( (ig. l ie ), ce sont lesfourches des deux premiers tirants T qui sont engagées avec le houlon desleviers u', qui obéissent à leur mouvement ; les deux autres V sont, aucontraire, débrayés et entièrement libres.
Mais, afin de pouvoir opérer le changement de direction du mouvement,il faut dégager les deux tirants T de leurs boutons, afin qu’ils n’agissentplus, et enclancher les deux derniers, pour qu’ils commandent à leur tourles leviers u' et les tiroirs. Pour cela, à l’extrémité de l’axe horizontal t',qui porte les canons creux f, est fixé un levier t 2 , qui s’assemble par arti-culation avec la longue tringle en fer T 2 , laquelle se prolonge sur le côtéde la chaudière, et vient jusqu’à l’arrière pour s’attacher à la grande ma-nette T 4 . Celle-ci est ainsi mise à la portée du mécanicien, et peut oscillerlibrement, par sa partie inférieure, dans un coussinet fixé sur le cadre dela machine. Il est aisé de concevoir qu’en faisant passer cette manette dedroite à gauche, le levier l 2 sera tiré dans le môme sens, et l’axe t', obéis-sant à ce mouvement, tournera aussi d’une quantité proportionnelle. Or,au milieu môme de cet axe, entre les deux canons F , est fixé un levier à