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Tome troisième.
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MACHINES LOCOMOTIVES.

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roues, en raison surtout de linégalité de dureté du fer dont elles sontfaites; en outre, les bielles sont sujettes à des chocs très-violents, et secassent souvent, soit par lusure, soit par le grippement des coussinets ; larupture de la bielle a quelquefois linconvénient de faire sortir la machineen arc-boutant sur le chemin ; aussi a-t-on cherché dautres manières daug-menter ladhérence par la liaison des quatre roues. Le moyen employé aété de mettre entre les deux roues motrices un rouleau retenu tangentiel-lement à chacune delles, à laide dun piston recevant dans son cylindrela pression de la vapeur de la chaudière ; le frottement exercé par ce rou-leau sur les deux roues les rend solidaires, en sorte que le moteur sexerceégalement sur les deux paires de roues, et ladhérence est une fonction dela totalité du poids de la machine, au lieu de nêtre fonction que de lamoitié, comme dans le cas deux roues sont seules motrices. »

Les premières machines de M. Stephenson étaient à quatre roues, accou-plées ou non, suivant quelles étaient destinées au transport des marchan-dises ou des voyageurs. Quelques autres habiles constructeurs, tels queMM. Jackson etBury, lont imité, et ont livré à différentes lignes un grandnombre de machines. Mais, depuis le terrible événement du 8 mai 18V2,une ordonnance ministérielle sest opposée à lemploi de ces machines.Celle de M. Bury présente surtout cette particularité, que les roues sontadaptées sur leurs essieux à lextérieur des cadres, au lieu de lêtre à lin-térieur, comme celles des autres constructeurs ; ainsi, les coussinets sont endedans au lieu dêtre en dehors. Lauteur est convaincu que, par cette dis-position, la machine, en cas de rupture dun essieu, est moins susceptiblede tomber et de dérailler. On connaît, en effet, très-peu daccidents avec lesmachines Bury, qui sont fort en usage sur plusieurs chemins de fer anglais .

DISTRIBUTION DE LA VAPEUR ET DÉTENTE;

MARCHE DES TIBOIBS.

Mouvement alternatif du tiroir. On a pu voir, sur les dessins,que le tiroir de distribution, pour chaque cylindre, est embrassé par uncadre en fer p, qui fait corps avec la tige horizontale p', laquelle traversele stuffing-box de la boîte de distribution, et reçoit un mouvement recti-ligne alternatif correspondant à celui du piston à vapeur.

Cette tige est assemblée, à vis et à écrou, avec la douille p 2 , et se trouveguidée dans sa marche horizontale par un support en fer^? 3 , qui est vissésur la chape de la tête de la bielle. La douille est traversée par un goujon,au moyen duquel elle se relie, à articulation, avec les barres t, qui, delautre extrémité, se joignent au levier u. Celui-ci, faisant corps avec uncanon creux en fer f qui est ajusté libre sur laxe transversal t en reçoitun mouvement circulaire alternatif, par le levier inférieur u', quand cedernier est enclanché avec la fourche u du tirant dexcentrique T, en ferforgé. Ce levier fait aussi corps avec le même canon creux f,