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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIEUSE.

excentriques, il est encore possible davoir de lavance pour la marche enavant et pour la marche en arrière. Ainsi, M. Cavé, dans sa première loco-motive, a pu obtenir ce résultat, en raccourcissant la barre dexcentriqueet en augmentant la longueur des leviers des tiroirs, de manière quelangle davance est moyennement de 15°, pour la marche en avant ou enarrière, et que cet angle peut sélever jusquà 30° pour la marche en avant,sans quil y ait du retard pour la marche en arrière. En origine, la Gironde était aussi simplement à deux excentriques.

M. Hawthorn, dans un grand nombre de ses machines, se sert du mou-vement même de la bielle pour faire marcher les tiroirs de distribution ; ilsarrange pour augmenter ou diminuer rapidement, et à volonté, lavancedu tiroir, en variant la longueur du levier, et en fixant le point dattacheplus ou moins proche du centre doscillation. Ce système a été appliquéaussi par MM. Schneider, dans leurs machines horizontales destinées auxmines. Il présente, sur les excentriques, cet avantage davoir un élémentde mouvement plus considérable, d il résulte que les pertes de course,résultant du jeu, de lusure ou de lélasticité des pièces, sont bien plusconsidérables dans le système à excentriques que dans ce dernier.

AVANCE ET RECOUVREMENT DU TIROIR

DANS LES MACHINES LOCOMOTIVES.

Lorsque dans une locomotive, comme dans une machine à vapeur à cy-lindre quelconque, on place le centre dun excentrique circulaire de manièreà se trouver sur un rayon perpendiculaire à la direction de la manivelle, letiroir et le piston ont un mouvement rectiligne différent. Ainsi, quand lamanivelle passe de lhorizontale de gauche à lhorizontale de droite, ouréciproquement, le piston marche dans une direction rectiligne corres-pondante, mais lexcentrique passe de la verticale inférieure à la verticalesupérieure, ou vice versa, et par suite imprime aux tiroirs deux mouve-ments rectilignes dans deux sens opposés.

Pendant que le piston accomplit le premier de ces mouvements, le tiroiraccomplit les deux autres : il va et revient sur lui-même; la lumière quilcouvrait se découvre et se recouvre successivement. Quand, au contraire,le piston accomplit deux demi-révolutions en sens opposé, les tiroirs effec-tuent un mouvement rectiligne dans le même sens. Enfin, pour chacun deces mouvements, pendant que les vitesses du piston vont croissant, cellesdu tiroir vont décroissant, et réciproquement. Il en résulte que le maxi-mum du chemin parcouru par la tige du piston correspond au minimumdu chemin parcouru par les tiroirs.

Mais on a reconnu, depuis plusieurs années, surtout pour les machineslocomotives et pour les machines marines, quil était nécessaire dinclinerle rayon de lexcentrique sur celui de la manivelle, au lieu de les placerperpendiculairement, de manière quau point mort le tiroir ait déjà dépassé