MACHINES LOCOMOTIVES.
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ce dernier dans le même rapport ; on a donc, sur la fig. 4, tracé du centreS 2 , une circonférence d’un rayon plus grand que celui o S (fig. 3), dans lerapport inverse 12 à 10. En divisant cette circonférence à partir du pointe, qui correspond à la position du tiroir commençant à ouvrir la lumière r",en parties égales, comme on l’a fait pour le cercle de la manivelle, et entraçant par chacun des points e, f, g , h , etc., des lignes parallèles à S' d!, lesintersections de ces lignes avec les perpendiculaires élevées des points a',b ', c', donnent les positions du point i du tiroir, correspondantes à cellesdu piston. On voit alors qu’en unissant tous ces points on forme unecourbe continue et fermée ijkmnpq.
A la simple inspection de cette courbe on peut voir de suite, pour chaqueposition du piston, celle correspondante du tiroir et reconnaître à quelmoment celui-ci ouvre et ferme les lumières d’introduction et d’échappe-ment, comme aussi pendant quelles parties de la course ces lumières res-tent ouvertes ou fermées.
Avec cette nouvelle disposition de tiroir, permettant de marcher àdétente pendant un tiers de la course du piston, on obtient au moins uneéconomie de 2 kilog. de coke par kilomètre parcouru sur l’ancienne ma-chine. Ainsi on consommait généralement 14 k à 14 k 50 de coke par kilo-mètre, sur le chemin de fer de Versailles , et aujourd’hui on en brûle 12 k à12 k 50 par kilomètre. Cette consommation est encore toutefois très-consi-dérable; aussi M. Clapeyron s’occupe-t-il avec une persévérance vraimentremarquable, d’augmenter notablement les degrés de détente, afin d’obte-nir de plus fortes économies.
TRACÉ DE LA MARCHE DU TIROIR DANS LA MACHINE
DE SAINT-GERMAIN.
Cette machine vient des ateliers de M. Tayleur, elle était primitivementà deux excentriques mobiles et à manettes, puis à quatre excentriquesfixes avec peu de recouvrement; MM. Clapeyron et Gouin (1) en ont faitmodifier les parties de la distribution, de manière à obtenir 1 jk de dé-tente, en donnant au tiroir un recouvrement de 0,024.
Les principales dimensions de cette machine, telle qu’elle fonctionneactuellement sur le chemin de Saint-Germain, sont les suivantes :
Diamètre des pistons.0 m 350
Course id.0 m 406
Angle d’avance.36° 15'
Angle de détente (1/4).66° 30'
Angle d’introduction.7° 00
Angle d’échappement.22° 00
Diamètre des excentriques.0 m 094
(1) M. Gouin , attaché d’abord aux chemins de ter de Saint-Germain et de Versailles , a monté,depuis quelques années, un atelier de construction très-important aux lîalignolles.
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