PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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la lumière d’introduction de 5 millimètres, et la lumière d’échappementde 15 mill.; les leviers u et u' se trouvent dans la position indiquée parles lignes pleines. La vapeur, s’introduisant dans le cylindre à droite dupiston, le pousse vers la gauche, et la manivelle tourne dans le sens indi-qué par la flèche ; l’excentrique U marchant également dans la même direc-tion, le levier u' est poussé vers la droite, et celui u vers la gauche, parconséquent le tiroir marche aussi dans le même sens que le piston et l’ori-fice r' s’ouvre de plus en plus. Mais aussitôt que la manivelle a parcouru unangle de 52°, le centre o arrive en o' sur la ligne horizontale ; les leviers uet u', ainsi que le tiroir, sont alors arrivés à l’extrémité de leur course, età partir de ce point, ils commencent à revenir sur eux-mêmes, tandis quela manivelle et le piston à vapeur continuent à marcher de droite à gauche;le tiroir, marchant ainsi en sens contraire du piston, parvient bientôt à uneposition telle qu’il ferme l’orifice d'introduction r', ce qui a lieu au momentoù le piston est arrivé aux 2/3 de sa course. En cet instant, la lumièred’échappement r n’est pas encore entièrement fermée, puisqu’on vient devoir qu’il y a plus d’avance à la sortie qu’à l’entrée ; la vapeur qui seraitrestée dans le cylindre, à la gauche du piston, pourrait donc encore s’échap-per. La marche de ce piston se continuant toujours, cet orifice d’échappe-ment se ferme bientôt, et alors, s’il restait encore de la vapeur dans lecylindre qui ne se serait point échappée, elle produirait nécessairementune contre-pression qui tendrait à s’opposer à sa marche. Enfin, lorsque lamanivelle sera parvenue à la position horizontale opposée à celle de dé-part SS, le piston aura atteint l’extrémité de sa course à gauche, et le tiroirse trouvera dans une position opposée à celle qu’il occupait primitivement,c’est-à-dire qu’il aura commencé à découvrir l’orifice r de 5 mill., et qu’ilaura établi une communication entre la lumière r' et le conduit d’échap-pement r 2 . On voit donc que non-seulement il n’entre plus de vapeur dansle cylindre à partir des deux tiers de la course jusqu’à la fin, c’est-à-dirependant tout le dernier tiers, mais encore que celle qui s’y est introduitecommence à s’en échapper avant que le piston n’ait atteint l’extrémité desa course.
Pour suivre la marche relative du piston et du tiroir, on divise le cercledécrit par le centre du maneton de la manivelle, autour de celui de l’es-sieu, en un certain nombre de parties égales, et on détermine les positionsdu piston correspondantes aux points a, b, c, etc. (fig. 3), puis on reportesuccessivement ces positions sur une ligne droite verticale ou horizontale,telle que S'd'/fig. 4,pl. 9), laquelle est alors égale à cd, ou deux fois le rayonde la manivelle ; on a ainsi les points a ', b', c', etc., desquels on élève desperpendiculaires à cette ligne; puis on indique de même les positions cor-respondantes du centre de l’excentrique. Mais ici, comme la longueur dulevier u, qui est relié au tiroir, est plus grande que celle du levier u' quise relie au tirant d’excentrique, dans le rapport de 10 à 12, l’amplitude dumouvement du premier est nécessairement aussi plus grande que celle de