MACHINES LOCOMOTIVES.
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rement à c d, fig. 1, le point f donnerait la nouvelle position du tiroir, cor-respondante à celle p du piston. On trouverait de même les positions suc-cessives k', V, m', n', etc., de ce tiroir, lesquelles correspondent à cellesq , r, s, t , du piston, en reportant les distances f k, g l, h m, i n, de /', enk', de g r en V, de h' en m' , etc., et en admettant aussi que le tirant d'ex-centrique ait une longueur indéfinie ; de sorte qu’en unissant tous lespoints a, f, k\ V, m', n etc., on forme une courbe continue et ferméequi n’est autre qu’une ellipse, dont nous allons aisément trouver les prin-cipales dimensions.
Observons d’abord que nous aurions pu transporter le centre O de l’ex-centrique en o', au milieu de la verticale i 2 y , comprise entre les deuxhorizontales n’ i 2 et b 2 y, qui marquent les limites de la course du tiroir,et qui sont tangentes à la courbe (si on n’avait pas de recouvrement exté-rieur ni d'avance à l’introduction, le grand axe serait sur la ligne E F et lepetit sur la verticale qui passe par le point O). En portant aussi le pointde départe en c 2 , et successivement les points e, f, g , i, etc., en e 2 , f 2 , g 2 ,i 2 , on aurait eu directement les différents points /, kl\m', de cettemême courbe par les horizontales indiquées sur la figure.
Or, il est aisé de reconnaître, d’abord, qu’en tirant le diamètre c 2 u 2 , sidu point u 2 on trace la ligne horizontale u 2 a', ou bien si, après avoirabaissé la perpendiculaire u 2 d 2 sur la corde c 2 d 2 , on porte sa longueurde b' en a', le point a' indiquera la position du tiroir correspondante àcelle B du piston, parvenu à l’autre extrémité de sa course, et la ligne a a'ne sera autre que le grand axe de l’ellipse. Et si du point a', milieu dea a', on trace sur cette ligne la perpendiculaire c' d', que l’on fait égale àla corde c d ou à celle c 2 d 2 , on aura le petit axe de cette ellipse.
Ainsi il suffisait, pour tracer cette courbe par les moyens ordinaires, dedéterminer les deux axes, comme nous venons de le dire, ce qui évitetoutes les opérations principales.
Cette courbe tracée a l’avantage de présenter d’un coup d’œil toutes lespositions relatives du tiroir et de l’excentrique. Ainsi on voit d’abord que,le piston partant de l’extrémité A, pour marcher de gauche à droite dansla direction de la flèche, le tiroir descend de a pour ouvrir la lumière d’in-troduction L ' de plus en plus. Mais lorsque le piston est arrivé en t, letiroir est parvenu au plus bas de sa course, à la hauteur de n\ c’est-à-direque l’angle b se trouve en u 3 , sur la ligne horizontale n' i 2 ; la lumièreL'est donc ouverte sur la largeur E u 3 , de 25 millim. Or, la largeur entièrede cet orifice est de 38 millimètres : on voit déjà qu’il n’est jamais ou-vert de toute cette quantité.
Le piston continuant sa course vers la droite, le tiroir commence à re-monter, et par conséquent à fermer successivement la lumière d’intro-duction L'; cependant sa marche n’est pas rapide ; ce n’est que lorsqu’ilest arrivé en C (fig. 1), c’est-à-dire que le point b se trouve en E (fig. 2),qu’il ferme complètement cette ouverture ; la vapeur se trouve en ce mo-ment interceptée, le piston est alors en D, vers les 3/4 de sa course envi-