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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ron C’est en cet instant que commence la détente, c'est-à-dire que lavapeur, introduite dans le cylindre à gauche du piston, va agir par expan-sion , et faire continuer la marche de celui-ci jusqu’à la fin de sa course,pourvu toutefois qu’il n’y ait pas de jeu dans les pièces mobiles de l’appareil:or, comme nous l’avons dit, ce jeu existe toujours, après peu de temps detravail, ce qui retarde nécessairement un peu le moment de la détente.
Mais quoique la lumière d’introduction soit fermée, la lumière d’échap-pement L 2 ne l’est pas encore, parce que, comme on l’a vu plus haut,l’avance à la sortie est plus grande que celle à l’entrée : elle est, en effet, de17 millimètres ; la communication avec le conduit L qui va à la cheminéeexiste donc encore. Toutefois, il est aisé de voir, en suivant la courbeelliptique, que cette communication ne peut avoir lieu que jusqu’en G, quicorrespond à la position H du piston. En ce moment le point v du tiroir(fig. 2) est arrivé en*, et comme il continue toujours à s’élever pendantque le piston achève sa course, l’interruption a nécessairement lieu desdeux côtés. La vapeur qui était à droite du piston a dû être complètementéchappée, sans quoi celle qui resterait encore produirait une contre-pres-sion qui tendrait à ralentir la vitesse du piston.
Lorsque le tiroir est parvenu en I, c’est-à-dire qu’il est élevé d’unequantité telle que le point s est en s' (fig. 2), il commence à découvrir lalumière d’introduction V intérieurement, par conséquent à établir la com-munication avec le conduit d’échappement L. Ainsi, la vapeur qui est entréedans le cylindre et qui a agi sur le piston pendant toute la longueur A H,va commencer à s’échapper au dehors. Il achève sa course avec moins decélérité, pendant que le tiroir, au contraire, continue à s’élever rapide-dement; enfin à quelques millimètres de l’extrémité B, le tiroir, arrivé en K,commence à découvrir l’orifice inférieur L 2 , et quand le piston est com-plètement à la fin de sa course, il est en a', c’est-à-dire qu’il ouvre de 6millim. cette lumière inférieure, comme l’indique la fig. 3, sur laquelle ona tracé le même tiroir et les mêmes orifices que dans la fig. 2 On voitqu’il occupe, pour cette extrémité de la course , une position tout à faitanalogue, mais en sens inverse, à celle qu’il avait sur la figure précédente;il serait aisé, en continuant la courbe, de suivre la marche identique qu’ilprendrait, pendant que le piston reviendrait sur lui-même de B en A.
Nous avons indiqué en T' (fig. 3) une position ponctuée du tiroir, placéau milieu, pour faire voir le recouvrement intérieur de 13 millim. quel’on a laissé pour empêcher la vapeur de s’échapper trop tôt, et par là luifaire produire le plus d’effet utile possible , et le recouvrement extérieurde 25 millimètres, au delà des lumières d’introduction (1).
(4 ) Nous devons ici adresser nos remercîments bien sincères à M. Laine, jeune ingénieur, attachéau chemin de fer de Tours â Nantes , qui s’est particulièrement occupé de l’étude des machines lo -coinotives dans lesquelles il a acquis de l’expérience. Il nous a communiqué bien des renseignementsque l’on ne peut trouver que dans les ateliers, et auprès d’observateurs praticiens; entièrementdévoué à radministration dont il fait partie, il n’a pu évidemment nous confier que les documentsmêmes que l’administration veut bien laisser publier.