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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ron Cest en cet instant que commence la détente, c'est-à-dire que lavapeur, introduite dans le cylindre à gauche du piston, va agir par expan-sion , et faire continuer la marche de celui-ci jusquà la fin de sa course,pourvu toutefois quil ny ait pas de jeu dans les pièces mobiles de lappareil:or, comme nous lavons dit, ce jeu existe toujours, après peu de temps detravail, ce qui retarde nécessairement un peu le moment de la détente.

Mais quoique la lumière dintroduction soit fermée, la lumière déchap-pement L 2 ne lest pas encore, parce que, comme on la vu plus haut,lavance à la sortie est plus grande que celle à lentrée : elle est, en effet, de17 millimètres ; la communication avec le conduit L qui va à la cheminéeexiste donc encore. Toutefois, il est aisé de voir, en suivant la courbeelliptique, que cette communication ne peut avoir lieu que jusquen G, quicorrespond à la position H du piston. En ce moment le point v du tiroir(fig. 2) est arrivé en*, et comme il continue toujours à sélever pendantque le piston achève sa course, linterruption a nécessairement lieu desdeux côtés. La vapeur qui était à droite du piston a être complètementéchappée, sans quoi celle qui resterait encore produirait une contre-pres-sion qui tendrait à ralentir la vitesse du piston.

Lorsque le tiroir est parvenu en I, cest-à-dire quil est élevé dunequantité telle que le point s est en s' (fig. 2), il commence à découvrir lalumière dintroduction V intérieurement, par conséquent à établir la com-munication avec le conduit déchappement L. Ainsi, la vapeur qui est entréedans le cylindre et qui a agi sur le piston pendant toute la longueur A H,va commencer à séchapper au dehors. Il achève sa course avec moins decélérité, pendant que le tiroir, au contraire, continue à sélever rapide-dement; enfin à quelques millimètres de lextrémité B, le tiroir, arrivé en K,commence à découvrir lorifice inférieur L 2 , et quand le piston est com-plètement à la fin de sa course, il est en a', cest-à-dire quil ouvre de 6millim. cette lumière inférieure, comme lindique la fig. 3, sur laquelle ona tracé le même tiroir et les mêmes orifices que dans la fig. 2 On voitquil occupe, pour cette extrémité de la course , une position tout à faitanalogue, mais en sens inverse, à celle quil avait sur la figure précédente;il serait aisé, en continuant la courbe, de suivre la marche identique quilprendrait, pendant que le piston reviendrait sur lui-même de B en A.

Nous avons indiqué en T' (fig. 3) une position ponctuée du tiroir, placéau milieu, pour faire voir le recouvrement intérieur de 13 millim. quelon a laissé pour empêcher la vapeur de séchapper trop tôt, et par luifaire produire le plus deffet utile possible , et le recouvrement extérieurde 25 millimètres, au delà des lumières dintroduction (1).

(4 ) Nous devons ici adresser nos remercîments bien sincères à M. Laine, jeune ingénieur, attachéau chemin de fer de Tours â Nantes , qui sest particulièrement occupé de létude des machines lo -coinotives dans lesquelles il a acquis de lexpérience. Il nous a communiqué bien des renseignementsque lon ne peut trouver que dans les ateliers, et auprès dobservateurs praticiens; entièrementdévoué à radministration dont il fait partie, il na pu évidemment nous confier que les documentsmêmes que ladministration veut bien laisser publier.