HERSE-CHARRUE. 155
mêmes trous, celles que l’on juge convenable : ce qui a lieu en quelquesminutes.
L’objet de ces couteaux tranchants n’est pas sans intérêt dans un assezgrand nombre de cas, surtout dans plusieurs localités. Ainsi, ils sontutiles pour opérer le défrichement des bois et des landes, pour couper,dans les bois arrachés, les racines chevelues qui se trouvent entre deuxterres; ils sont également nécessaires pour couper, dans les étangs, parexemple, les racines de roseaux avant d’y mettre la charrue; elles serventencore, avec avantage, à couper les terres dures par bandes, afin de lespréparer à recevoir la charrue.
Toutes ces opérations qui, dans un grand nombre de circonstances,présentent beaucoup de difficulté, et exigent souvent beaucoup de peineet de main-d’œuvre, peuvent se faire maintenant, à l’aide de cette machineet avec les différents systèmes de lames ou de dents que l’auteur peut yappliquer, sans autant de difficulté que dans les autres herses en usage,en dépensant moins de force motrice que ces dernières, et en obtenantcependant de meilleurs résultats, avec plus de rapidité.
On peut s’en faire une idée en sachant que cette herse-charrue peut, enbinages, labourer avec trois chevaux, trois hectares de terre en une journéede dix heures de travail; tandis qu’une charrue ordinaire fait à peine undemi-hectare, avec deux ou trois chevaux. Avec les herses-tricycles em-ployées jusqu’ici, non-seulement on ne peut obtenir un tel résultat, maisencore elles exigent une puissance bien plus considérable. Ces dernièresont de plus cet inconvénient que, pour changer un jeu de dents, il foutchanger en même temps le châssis qui les porte.
Dans la présente machine, les deux côtés I et V du châssis qui porte lesdents sont en bois de chêne , traversés par des boulons qui les empêchentde se fendre et leur donnent une plus grande solidité. Ils sont assembléspar leurs extrémités aux côtés latéraux K, qui sont également en chêne.
Sur ces deux derniers côtés sont adaptées les deux roues L de l’arrière-train. Ces deux roues sont en fonte, et montées sur des axes tout à faitindépendants; ainsi, elles sont simplement ajustées libres sur des tou-rillons en fer très-courts , et fixés à l’extrémité inférieure des crémaillèresde fer ou de fonte M, qui sont dentées dans une grande partie de leurlongueur.
Avec les dentures de ces crémaillères engrènent les pignons droits àquatre dents h , lesquels sont solidaires sur les axes en fer i , dont les tou-rillons se meuvent dans les coussinets des châssis en fonte N, qui sont bou-lonnées sur les deux mêmes côtés latéraux du châssis. Sur ces axes, et àl’intérieur de l’appareil, sont ajustées des manivelles, à l’aide desquelles onfait tourner les pignons à la main, et indépendamment l’un de l’autre. Or,il est aisé de comprendre que, suivant le sens dans lequel on fera tournerces manivelles, tout le châssis , portant les dents, montera ou descendra;car, les roues restant, par la charge même de tout l’appareil, constamment