PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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elle-même, la retienne comme attachée à la courte traverse /,• les deuxbouts de celle-ci sont supportés par deux chaises ou équerres courbées H,en fonte ou en fer, qui viennent se boulonner sur le grand côté I du châs-sis de l’arrière-train.
On peut aisément voir cette disposition sur le détail fig. 7, qui repré-sente, au l/10 e d’exécution, la section verticale de cette partie du méca-nisme, faite suivant la ligne 3-V de la fig. 1.
Ce mécanisme a pour objet de régler, pendant la marche même de l’ap-pareil, la plus ou moins grande profondeur, ou le plus ou moins d’incli-naison des dents en fer forgé J, qui sont destinées à couper la terre, et àeffectuer le travail de la charrue dans les seconds labours.
On conçoit, en effet, que, comme le point d’oscillation du col de cygneest en g sur le second côté Y du châssis de l’arrière-train, lorsqu’on faittourner la vis de rappel, pour faire descendre son écrou, on tend à soule-ver les dents de devant, et réciproquement, on tend à les enfoncer davan-tage , en faisant tourner la vis dans l’autre sens, pour remonter sonécrou.
Les dents en fer J, qui doivent opérer le travail, sont, en général, aunombre de neuf, dont cinq adaptées à la traverse de derrière I, et lesquatre autres à celle de devant F. La forme de ces dents n’est pas idéale,elle doit être déterminée, au contraire, de manière à couper la terre avecfacilité, en passant sous la croûte qui en forme la superficie. Il faut qu’ellessoient aussi faites avec la plus grande solidité, à cause des résistancesquelquefois considérables qu’elles sont susceptibles d’éprouver. Elles sontd’ailleurs distribuées de manière qu’elles tracent chacune leur sillon, sansqu’aucun se confonde.
On peut disposer le châssis de manière à porter onze dents, au lieu deneuf, comme il pourrait n’en avoir que sept.
Ces formes de dents, représentées sur les fig. 1, 2 et 3, ne servent passeulement pour effectuer des binages ou seconds labours, mais aussi pourenfouir les parcs et toute espèce de semis.
On peut aussi, au besoin, les remplacer par d’autres dents plus étroiteset moins tranchantes, telles que celle représentée au l/20 e d’exécution surla fig. 4, et qui sont utiles surtout pour nettoyer les luzernes de tout âge.Elles sont également employées avec avantage, et peut-être plus convena-blement que les premières, pour nettoyer les terres sales, pour extraire dusein de la terre tout ce qui peut nuire à la végétation. Elles servent en-core à extraire les branches ou racines qui ont été préalablement coupéesdans un bois que l’on a enfoncé.
Enfin, ce système de dents peut, à son tour, être remplacé par des cou-teaux tout à fait tranchants, tels que celui qui a été aussi dessiné sur lafig. 5. Cette substitution peut toujours se faire avec la plus grande facilité,puisqu’il suffit, pour enlever les premières dents, de desserrer les écrousqui les retiennent aux côtés I et Y, et de mettre à leur place, dans les