NOUVELLE MACHINE
A COUPER
LES ÉCORCES DE CHÊNE ET A LES RÉDUIRE EN POUDRE
POUR LA FABRICATION DU TAN.
(PLANCHE II.)
--«B»-
On sait que les écorces de chêne que l’on emploie en si grande quantitédans les tanneries, doivent être, pour cet objet, coupées et réduites enpoudre plus ou moins fine. Les premières machines qui paraissent avoirété mises en usage pour opérer cette réduction sont les moulins à pilonque l’on voit encore dans bien des établissements. Depuis 10 à 12 ans,M. Farcot a introduit dans cette fabrication les hachoirs à hélices, et lesmoulins à cloche qui opèrent mieux et surtout avec plus de rapidité. Cesmoulins sont montés aujourd’hui dans un grand nombre de fabriques, dontplusieurs les emploient exclusivement, et d’autres concurremment avecles pilons, parce qu’il y a encore des tanneurs qui préfèrent le tan obtenusous ces derniers, à celui débité par les cloches.
On a aussi proposé des meules, comme dans les moulins à farine, pourréduire les écorces en poudre, après qu’elles ont été découpées en mor-ceaux de 25 à 30 mill. de longueur, mais ce système n'a pu convenir,parce que les meules s’engorgent très-rapidement.
Les moulins à cloche comme les moulins à pilons, exigent toujoursl’emploi des hachoirs, qui ont pour but de couper les écorces en petitsmorceaux avant de les soumettre à leur action.
La nouvelle machine que nous allons décrire est destinée à réunir lesdeux opérations en une seule. Ainsi les écorces de chêne sont couchées,telles qu’elles arrivent de l’usine, sur une toile sans fin, qui les amèneentre des cylindres cannelés sous l’action d’un grand nombre de couteauxmontés sur un tambour animé d’un mouvement de rotation rapide.
La fig. 8 de la pl. 11, qui est une coupe verticale faite par le milieu dela machine, peut donner une idée suffisante de sa construction, et duprincipe sur lequel elle repose. On voit en A une table horizontale, enplusieurs parties fondues avec le corps du bâtis B, qui est à jour et à ner-vures. Dans les cavités ménagées de distance en distance sur ce bâtis, sontplacés les cylindres de fonte cannelés C, traversés chacun par un axe enfer, qui, d’un bout, porte une roue dentée. Un jeu de cylindres sembla-bles C' se trouve au-dessus des précédents, et leurs axes portent également