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Tome troisième.
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FABRICATION DU TAN. 159

des roues dentées N, par lesquelles ils doivent recevoir un mouvement derotation très-lent.

Les écorces sont étendues régulièrement sur une double chaîne sans finhorizontale a, placée à la tète de la machine , et qui senroule, à chaqueextrémité, sur une roue en fonte semblable à celle dentée c. Pour main-tenir la tension de cette chaîne, et lempôcher de trop fléchir sous lacharge, on a eu le soin de placer au-dessous de son plan supérieur unetable horizontale b. Ces écorces comprises entre deux joues verticales etparallèles D, tombent de la chaîne sur la table en fonte A, et savancentsuccessivement de gauche à droite, par la rotation des cylindres cannelés,entre lesquels elles sont comprimées. La distance verticale entre ces cy-lindres est variable , elle est plus grande entre les premiers de gauchequenlre les derniers de droite ; ce rapprochement a été jugé nécessairepour que les écorces se trouvent de plus en plus serrées. Et au momentdêtre attaquées par les couteaux d qui doivent les découper, elles sontencore plus fortement pressées au moyen de la règle en fonte e sur lesdeux extrémités de laquelle agissent de forts poids attachés au bout dedeux grands balanciers G, qui ont leur point dappui en k, et auxquelssont adaptées deux bielles verticales/.

Les couteaux d sont en acier fondu trempé, ajustés à queue dhirondedans les disques de fonte E, qui sont au nombre de quatre, montés sur unaxe commun en fer F, et serrés entre une embase et un écrou. On peutaisément voir, par les fig. 9, 10 et 11, qui donnent à léchelle de 2/15 es lesdétails de ces couteaux et des disques, leur construction et leur ajuste-ment. Ils sont disposés de manière à couper successivement ; ainsi, au lieudêtre placés en regard les uns des autres, ils sont, au contraire, chevau-chés; leur tranchant même forme des portions dhélice.

Cette disposition a beaucoup danalogie avec les couteaux héliçoïdes deshachoirs de M. Farcot; seulement, dans ces derniers, les couteaux sontdune seule pièce, composée dune lame mince attachée par des vis ou desboulons à chaque extrémité dun tambour qui en porte trois ou quatresemblables, comme leshache-pailles circulaires.

Larbre de couche F, qui porte les disques des couteaux, reçoit sonmouvement du moteur par une poulie en fonte I, montée à son extré-mité. La vitesse doit être très-rapide, elle peut sélever à 400 révolutionspar minute. Comme on veut que les écorces soient débitées en parcellestrès-menues, on conçoit quelles doivent savancer, sous laction des tran-chants, avec une vitesse extrêmement lente, aussi on a disposé les com-munications de mouvement en conséquence. Ainsi au-dessous de larbreF est un second arbre i, qui est commandé par le premier au moyen dedeux roues droites, lesquelles sont dans un rapport tel quelles en retar-dent la vitesse de plus de moitié.

Sur le même arbre i est aussi un pignon dangle en fonte J, lequel en-grène avec la roue plus grande K. Celle-ci est montée sur le bout de laxe