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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La machine que nous nous proposons de faire connaître dans cettelivraison doit être, sans contredit, regardée comme celle qui remplit lesmeilleures‘conditions, et pour cette raison nous avons cru quelle pourraitêtre vue avec intérêt.
Ainsi, 1° l’outil est mobile, ce qui, comme nous l’avons dit, est, pour ungrand nombre de cas, une chose essentielle pour les ateliers où, comme àParis surtout, on est restreint pour remplacement;
2° Cet outil travaille, soit en allant soit en revenant; par conséquent, ilne fait éprouver aucune perte de temps ;
3° L’intérieur de la machine est tout à fait libre, ce qui lui permet deraboter des pièces très-élevées, en pratiquant des fosses à cet effet ;
4° Elle est aussi munie de plateaux mobiles et variables de hauteur, quirendent la pose ou le montage des pièces très-commode ;
5° Le mécanisme est d’ailleurs fort simple et disposé de telle sorte, qu’ilopère toujours seul le débrayage, l’allée et le retour du porte-outil, ladescente ou l’avancement du burin ;
6° Enfin, il présente encore l’avantage de dresser des surfaces inclinéesou circulaires, et peut, au besoin, rainer ou canneler des arbres ou descylindres.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A RABOTER,
BEPKÉSENTÉE PLANCHE 13.
Bâtis et mouvement principal de la machine. —M. Decoster estdu nombre des constructeurs qui ont compris que, pour la plupart desateliers, il faut faire des outils qui puissent servir très-souvent, et parconséquent être appliqués au travail des pièces ayant des formes et desdimensions bien différentes entre elles; et, pour cela, il a cherché à éta-blir des machines à raboter, de telle sorte qu’elles puissent dresser avecla même facilité des pièces très-grandes ou très-petites, très-hautes outrès-minces, droites, obliques ou courbes.
Ainsi son bâtis, qui est simplement composé de deux longs bancs defonte A, laisse à l’intérieur un espace entièrement libre dans toute la lon-gueur ; on peut donc y loger des pièces qui, par leur forme ou par leurvolume , seraient embarrassantes et présenteraient de grandes difficultéspour être dressées sur d’autres machines. Ces deux bancs reposent, aumoyen de pattes ou semelles arrondies a, sur des socles en bois ou enpierre B, qui ne saillissent qu’à l’extérieur de la machine, ce qui ne gêneaucunement l’intérieur. Une rainure angulaire b est pratiquée sur touteleur longueur afin de recevoir le chariot porte-outil qui doit s’y prome-ner ; on a dû prendre les plus grandes précautions dans l’exécution de cesrainures, afin qu’elles soient exactement parallèles et toutes deux à lamême hauteur.
Aux parois intérieures de ce bâtis, le constructeur a ménagé des saillies