180
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La poulie intermédiaire E 2 est entièrement folle ; elle sert à interromprele mouvement de tout l’appareil.
Pour faire passer successivement la courroie motrice d’une poulie àl’autre, sans être oblige d’y mettre la main, l’auteur a aussi adopté un sys-tème à peu près semblable à celui de plusieurs autres machines, et princi-palement de celle de Whitworth, dont il ne diffère que par la construction.Ainsi, sur un côté du chariot en fonte K sur lequel sont boulonnées lesdeux poupées L du porte-outil, il a rapporté par deux vis une platine enfer l, servant de main courante, et qui marche comme le chariot. A lahauteur de cette main et contre le bâtis de la machine, est appliquée unelongue règle méplate en fer forgé et dressée M, qui est supportée, à sesextrémités, au moyen de deux pattes coudées n. Un certain nombre detrous assez rapprochés ni' sont percés dans l’épaisseur de cette règle, poury fixer à la place déterminée, suivant la longueur de la pièce à raboter, unpetit goujon tourné m, contre lequel vient butter la main courante chaquefois que le chariot arrive vers l’extrémité de sa course. On conçoit qu’il estnécessaire de placer un second goujon semblable à l’autre bout, vers ladroite , pour opérer de même quand le chariot parvient vers cette extré-mité.
Si l’on suppose, par exemple, que le chariot s’avance de droite à gauche(fig. l re ), on peut voir que le goujon m se trouvera poussé dans cette direc-tion, en entraînant la règle avec elle ; et comme vers la tête de celle-ci estagrafé un crochet double o, il arrivera un instant où l’une des branchesde ce dernier agira sur le court levier o', qui est solidaire avec l’axe p.Celui-ci servant de centre d’oscillation au levier à bascule N, le fera redres-ser, en l’obligeant à passer de la droite vers la gauche. Ce levier est armé,à son sommet, d’une boule de fonte qui, dès qu’il a dépassé la ligne ver-ticale d’une petite quantité, le fait rapidement tomber de ce côté. Or, unetringle horizontale O lui est attachée par articulation, d’un bout, et peutglisser de l’autre, dans un collet qui lui sert de guide ; elle est donc aussirepoussée dans le même sens et avec la même rapidité que le levier. Dansce changement de position, elle entraîne nécessairement avec elle la four-chette P, dans laquelle passe la courroie motrice, et la repousse immédia-tement de la poulie E' sur la première E.
On comprend sans peine qu’il en est ainsi lorsque le chariot s’avance versla droite, puisque la main courante l rencontrera aussi un goujon sem-blable à celui m, et entraînera avec elle la règle et par suite le levier à bas-cule avec la tringle à fourchette. Pour limiter la course de celle-ci, et enmême temps celle du levier, on a eu le soin d’y ajuster deux bagues en fertournées r, qui viennent butter alternativement contre le collet coudé quisupporte le bout de la tringle ; on en règle l’écartement à volonté, en lesfixant à leur place par des vis de pression.
L’arbre principal E est porté vers ses extrémités par des coussinetsajustés au sommet des supports A', venus de fonte, d’une seule pièce,