MACHINE A BATTRE LE BLÉ.
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nombre d'entre elles, des changements et des améliorations notables, asurtout bien perfectionné les machines à battre, dont il a fait une spécia-lité, et qu’il a construites en grande quantité, soit pour la France , soitpour l’étranger. Les lettres fort honorables qui lui ont été adressées pardivers propriétaires ou agriculteurs très-recommandables, et dont nousavons les copies entre les mains, ne nous laissent aucun doute sur les bonsrésultats que produisent ces machines, et nous ont engagé à les faireconnaître dans ce Recueil, persuadé qu’elles y seront vues avec intérêt.Les belles récompenses qui ont été accordées à cet habile praticien , soitpar la Société d’encouragement de Paris , soit par plusieurs sociétés oucomices agricoles , nous font un devoir de le citer comme un des mécani-ciens qui s’est le plus occupé de cette partie et a rendu le plus de servicesà la culture.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A BATTRE
BEPBÉSENTÉE SUB LES FIGURES 1 EX 2 DE LA PLANCHE 14»
Du tambour batteur et dû contke-batteur. — Dans la plupart desmachines à battre construites jusqu’ici, on ne donne au tambour batteurque l m à l m 15 de diamètre, et généralement douze battes, avec une vitessede rotation qui peut s’élever de 160 à 200 tours par minute. M. Cambraÿétablit aujourd’hui les batteurs avec un tambour de 2 mètres de diamètreet 36 à 40 battes, et leur donne une vitesse de 80 à 100 révolutions parminute. Voyez la fïg. 1, qui représente une section verticale de l’appareilparallèlement au plan du tambour, et la fig, 2, qui en est une coupe pas-sant par l’axe.
Cette disposition présente l’avantage de multiplier le nombre de coupsde battes dans un temps déterminé, et permet d’obtenir un battage pluscontinu et plus complet. Comme la circonférence du tambour est beaucoupplus grande, chacune des parties de la courbe est aussi plus droite, et, parcela même, tend moins à cintrer et à briser les pailles.
Pour construire ce tambour, on prend trois grands cercles de fonte àhuit branches A, sur tout le contour desquels on a ménagé, à des distanceségales et assez rapprochées, des trous circulaires qui sont traversés parautant de boulons à écrous servant à y assujettir les barres de bois a, dontla section présente la forme d’un trapèze {Voy. le détail fig. 3). Sur l’unedes faces latérales de ces barres, celle qui concourt vers le centre des cer-cles, sont vissées des platines en fer mince b, qui leur donnent plus de soli-dité et de durée, parce que c’est par cette face même que chaque barredoit frapper les épis des céréales soumises à l’action de l’appareil.
Les grands cercles sont alésés à leur centre et ajustés sur un arbre en ferforgé B, par lequel fis reçoivent leur mouvement de rotation; ils y sontsolidement retenus au moyen d’une forte clavette. Cet arbre est porté vers