196
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
les extrémités par des coussinets en bronze d, qui sont mobilisés de ma-nière à permettre d’écarter ou de rapprocher au besoin le tambour ducontre-batteur C. Pour cela, ils sont encastrés dans des coquilles de fontequi sont assemblées et boulonnées ensemble, comme le montre le détail aul/20 e , flg. 4. Ces coquilles, ainsi réunies, forment une boîte carrée qui estentièrement renfermée dans les supports en fonte d', lesquels se boulon-nent sur les deux grandes et fortes traverses inclinées en bois E, qui sontreliées au bâtis de la machine par d’autres traverses latérales, et suppor-tées par les montants E 7 (fig. 1 et 2). Une vis de rappel e est taraudée aucentre de chacun des deux supports précédents, pour repousser ou rame-ner à volonté les coquilles et leurs coussinets d, et par suite faire descendreou remonter le tambour, c’est-à-dire le rapprocher ou l’éloigner du contre-batteur, qui est entièrement immobile.
Celui-ci se compose de deux secteurs en fonte C, munis de plusieursoreilles, par lesquelles on les boulonne à l’intérieur môme des côtés dubâtis, et des saillies, en forme de marches d’escalier, sont ménagées àpropos pour y fixer des barrettes en bois e, sur lesquelles viennent aussi sevisser des platines minces destinées, comme les premières, à recevoir lespercussions successives des battes du tambour. Les arêtes vives de chacunede ces barrettes, ou platines fixes, appartiennent à une surface cylin-drique, qui est à très-peu près concentrique à celle formée par les arêtesdes platines mobiles a; l’écartement vers la tête, à droite (fig. 3) est peut-être plus grand de quelques millimètres, pour faciliter l’entrée des épiset de leurs pailles, à mesure qu’ils sont amenés par les cylindres alimen-taires.
Tout le tambour est recouvert par une enveloppe en bois mince D, quilaisse au-dessus un passage pour la sortie des pailles légères qui peuventse dégager et remonter pendant le travail.
Dans quelques machines à battre, on a disposé le contre-batteur de ma-nière à pouvoir le mobiliser au besoin, c’est-à-dire à régler son écarte-ment soit à l’entrée, soit à la sortie, soit tout à la fois aux deux extré-mités. Mais cette disposition, qui compliquait le mécanisme, ne servaitgénéralement pas, parce que les hommes chargés de la conduite de l’appa-reil n’en comprenaient souvent pas l’objet ou le trouvaient superflu.
Des cylindres alimentaires. — Pour conduire les gerbes de blé jus-qu’au batteur, on les couche le plus régulièrement possible, soit sur unetoile sans fin, soit simplement sur une table fixe F, posée dans une direc-tion légèrement inclinée, et deux cylindres rotatifs les amènent à l’inté-rieur de l’appareil. Pendant longtemps, et dans la plus grande partie desmachines construites jusqu’ici, on a fait ces cylindres en fonte, et can-nelés sur toute leur surface extérieure. Ces cannelures, de forme triangu-laire, avaient pour objet d’engrener la paille et de l’entraîner, sans glisser,dans le mouvement de rotation, comme par l’action d’un laminoir; onjugeait même utile de leur donner un certain poids. Plus tard, on a rem-