MACHINE A BATTRE LE BLÉ. 197
placé l’un des cylindres cannelés, celui supérieur, par un cylindre uni,parce qu’on remarqua que l’on pouvait bien également alimenter.
M. Cambray substitue à ces cylindres de fonle des rouleaux en bois qu’iltraverse par des axes en fer, afin qu’ils soient moins lourds ; il fait le pre-mier G entièrement uni, et le second H garni de baguettes ou tasseauxen bois, qui régnent sur toute sa longueur et parallèlement à son axe. Decette manière, l’alimentation se fait également avec la même régularité quelorsqu’on faisait usage des cylindres de fonte, et le grain ne se trouve pascomprimé comme avec ces derniers.
Une partie du grain qui se détache des épis immédiatement au-dessousdes cylindres, tombe par le passage laissé libre entre ceux-ci et la tête ducontre-batteur, sur le plan incliné J / , d’où il se rend dans la trémie qua-drangulaire J ; l’autre partie, qui ne se dégage qu’au fur et à mesure surles différentes battes, descend jusqu’à la partie inférieure du contre-bat-teur, d’où il tombe dans la même trémie J, en traversant le grillageincliné I. Celui-ci est composé de simples barreaux en bois, assemblés dansun châssis rectangulaire, qui est suspendu d’un bout à deux courroies i, etporté de l’autre par deux petites bielles en fer forgé j, au moyen desquellesil reçoit un mouvement oscillatoire très-actif, pour faciliter la marche dela paille qui doit tomber à l’extrémité sur le plan incliné Q, et en mêmetemps le passage du grain à travers les espaces laissés libres entre lesbarreaux.
Mouvement du batteur et des cylindres alimentaires. — Pourque l’action du cylindre batteur ne produise pas de secousses sur les mou-vements, M. Cambray a cherché à éviter de le faire tourner directementpar des engrenages. A cet effet, il combine les premiers mouvements demanière à obtenir une vitesse suffisamment grande pour commander letambour par une courroie. Ainsi, la machine devant recevoir son actionpar un manège, comme cela se présente constamment, il place à la partieinférieure de l’axe vertical de ce manège, une roue droite qui engrèneavec un pignon droit, plus petit de diamètre, dans le rapport de 1 à 4 envi-ron. Sur l’axe de ce pignon est une roue d’angle, qui marche nécessaire-ment à la même vitesse que lui, et qu’il fait engrener avec un pignond’angle fixé à l’extrémité d’un arbre de couche T situé un peu au-dessousdu sol (fig. 2).
Cet arbre reçoit ainsi une vitesse qui peut s’élever à 40 révolutions parminute, et il porte une poulie en fonte ou en bois S, qui n’a pas moins,dans le cas actuel, de 2 mètres de diamètre. Une poulie semblable , maisplus petite S', est montée à l’extrémité de l’arbre du tambour, et lui com-munique une vitesse de 80 à 90 tours environ par 1'.
Dans les batteurs de 1 mètre, en admettant qu’ils fassent 200 révolutionspar 1', le nombre de coups de battes est de
200 X 12 = 2400,
puisque le tambour porte ordinairement 12 battes.