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Tome troisième.
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MACHINE A BATTRE LE BLÉ.

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Iettes droites g, en tôle ou en bois mince, boulonnées sur un croisillon àplusieurs branches en fer forgé, lequel est fixé au milieu de larbre h. Enimprimant à ces palettes un mouvement de rotation très-rapide, lair aspiréau centre de son enveloppe L, se précipite vers louverture M, qui est saseule issue, et remplace ainsi avec avantage lopération du vanneur. Cestencore laxe du tambour qui commande ce ventilateur à laide dune pou-lie U de 0 m 63 de diamètre, et que lon fait communiquer à celle U' qui neporte que 0 m 25, ainsi sa vitesse de rotation peut sélever à 210 ou 230 tourspar minute, et comme le diamètre de la circonférence extérieure des ailesest de 0 ,n 90, la vitesse, mesurée sur cette circonférence, est de 10 à 11 mè-tres par i ".

Le blé qui traverse lauget mobile K, tombe vers son extrémité, entraversant lembouchure M, et passe entre le plan incliné MM' et le registreoblique P, qui est ajusté dans les coulisseaux pour permettre de le réglerà la hauteur quon désire.

Tout lappareil est supporté par un système de pièces de charpente R,comme on le fait le plus généralement pour les machines dagriculture ;ces pièces se relient entre elles, en différents points, par des traverses hori-zontales; à la hauteur de celles R', est un plancher R 2 , sur lequel doiventmonter les hommes chargés dapporter et détendre les gerbes de blé surla table.

RÉSULTATS DE LA MACHINE A BATTRE.

M. Cambray a construit plus de 60 machines à battre les grains, soit pourla France , soit pour létranger. Un tel nombre est sans doute une preuvesuffisante que lon a approuvé son système dans bien des localités, et quildoit se répandre encore davantage par les derniers perfectionnements quily a apportés et que nous venons de décrire. En voyant les lettres de satis-faction qui lui ont été adressées, on peut être assuré de ses bons résultats;et nous pensons quil suffira de citer quelques passages mentionnés dansplusieurs de ces lettres.

M. Degenété, de Guyencourt, écrit, le 21 septembre 1842, quil est onne peut plus satisfait de la machine à battre que M. Cambray lui a fournie ;quelle bat bien, et fait beaucoup douvrage; il ajoute quil avait achetétrois petits chevaux pour la faire mouvoir, mais quil a reconnu quilsnétaient pas assez occupés, et quil croyait bien que deux suffiraient àfaire le travail. Il termine par dire que de toutes les machines à battrequil connaît, cest celle-ci à laquelle il a donné la préférence, surtout àcause de sa solidité.

M. le comte de Maistre, de Rompré, écrivit, le 28 août 1842, quil ne sau-rait dire trop de bien de la machine à battre de M. Cambray ; quelle donneéconomie de temps et de bras; la paille nest nullement brisée. Avec troishommes on peut faire louvrage de quinze batteurs au moins. Toutes les