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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
espèces de grains se battent avec avantage, surtout lorsqu’ils sont bien secs.
M. Chachois, propriétaire près Versailles , écrivit, le 15 octobre 1841, quela commission de la Société royale d’agriculture de Seine-et-Oise est venuevisiter sa batterie (machine à battre de M. Cambray ) ; qu’elle a été jugéed’une grande simplicité et solidité, et que, d’après les épreuves faites audynamomètre, elle a présenté 50 kilogrammes de moins de résistance queles autres présentes au concours.
M. de Laherche, à Bresle, près Clermont, a aussi écrit que la machine àbattre que lui a livrée M. Cambray marche très-bien ; elle peut battre aumoins 70 gerbes de blé à l’heure, en grosses gerbes ; la paille n’est nulle-ment broyée, elle est plus saine pour les bestiaux.
D’autres agriculteurs ou propriétaires fort recommandables, tels queMM. le comte de Chatellux, près Auxerre ; Pennequin Deligny, à Saint-Martin; De Poléon, à son château près Niort ; Froc fils, près le Châ-telet, etc., etc., ont également écrit à M. Cambray qu’ils étaient satisfaitsde ses machines à battre.
MACHINE A BATTRE LE BLE,
PAR M. MATHIEU DE DOMBASLE , A ROVILLE ,
ET REPRÉSENTÉE SUR LA FIG. 5 , PL. 14.
Depuis plusieurs années, vers 1836, un habile agronome français ,M. Mathieu de Dombasle , a proposé de remplacer le système de battagedans lequel le tambour vient frapper sur les gerbes de blé en faisant des-cendre la paille et le grain le long du contre-batteur par un battage qui s’exé-cute en faisant agir les battes en dessous, et par conséquent en chassantla paille au-dessus du tambour batteur.
Telle est la disposition de la machine dont nous avons donné une coupeverticale sur la fig. 5, pl. 14. Le tambour-batteur A, construit en bois, secompose seulement de quatre battes ou traverses de chêne a, qui régnentsur toute sa largeur, et garnies sur l’une des faces, celle qui doit travailler,d’une platine en fer mince b. Ce tambour est monté sur un axe carré enfer forgé B, terminé par des tourillons et portant une poulie, à l’aide delaquelle il reçoit un mouvement rapide de rotation. Il est fermé sur toutesa circonférence par des planches qui, de cette sorte, empêchent que lapaille ne pénètre dans l’intérieur. Dans plusieurs machines anglaises, con-struites aussi avec quatre batteurs seulement, le tambour est vide intérieu-rement, mais alors la paille est plus froissée et brisée.
La vitesse de ce tambour est de 280 à 300 révolutions par minute, etcomme il donne 4 coups par chaque révolution, il en résulte qu’il frappe1100 à 1200 fois par minute. Son diamètre est de l m 00 à 1“10, on voit