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gauche, suivant que l’arbre lui-même est entraîné, dans un sens ou dansl’autre, par l’une des deux roues d’angle Q 1 et Q 2 ; il engrène avec une roueintermédiaire p, laquelle est folle sur un axe horizontal p\ qui sert aussid’entretoise, et commande, à son tour, la roue droite plus grande S.
Cette dernière, fixée au bout de l’axe horizontal en fer < 7 , lui commu-nique le mouvement de rotation alternatif qu’elle reçoit des engrenagesprécédents, et comme au milieu môme de cet axe est un pignon droit q 1taillé dans le fer, ce pignon transmet aussi à la crémaillère horizontale r,avec laquelle il engrène, un mouvement rectiligne alternatif. Cette cré-maillère est également en fer forgé , renfermée dans une entaille qui a étéménagée sur une partie de la longueur du mandrin ou porte-outil M ; elley est retenue par des vis à tète perdue, et taraudées dans la fonte même;la taille des dents de cette crémaillère et du pignon a été préalablementfaite avec beaucoup de soin.
On voit maintenant comment le mouvement de rotation continu, qui estcommuniqué par le moteur ou par la main de l’homme, au même arbrevertical i, peut être transformé en mouvement circulaire alternatif d’abord,puis en rectiligne alternatif ou de va-et-vient, dont le porte-outil lui-mêmedoit régler l’amplitude, comme nous allons le voir.
Système d’embrayage. — Vers l’extrémité du mandrin M, et sur lecôté, est boulonnée une grande règle de fer M', percée de trous dans unepartie de sa longueur, et sur laquelle on adapte, par une équerre en fer,une tige cylindrique s (fig. 21, 22 et 23, pl. 17), qui, à chaque bout, estamincie en siffiet. Deux ressorts d’acier t sont rapportés vers chaqueextrémité de cette tige, et sont également fixés sur la même règle r. Cesressorts ont pour objet de repousser, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, uncourt levier en fer u, qui est monté sur un axe inférieur, porté par unepièce coudée v, laquelle est fixée à une oreille venue de fonte avec le bâtisdu chariot.
Ainsi, lorsque la règle marchant avec le porte-outil se trouve dans uneposition telle que le bout de la tige s, qu’elle porte et qui marche par consé-quent avec elle, correspond au levier u, celui-ci, poussé par le ressort quis’appuie contre son sommet, passe rapidement de la position inclinée dansun sens, à une autre inclinée dans une direction contraire. Or, l’axe de celevier en porte un autre u', qui lui est diamétralement opposé, et quis’engage dans l’ouverture arrondie d’une branche horizontale x, laquelle estassemblée tà charnière avec la fourchette d’embrayage y (fig. 19). 11 est aiséde comprendre que par cette combinaison, dès que le levier u change deposition, la fourchette est forcée aussi de changer; elle fait alors débrayerle manchon à gorge cylindrique dans lequel elle est engagée, pour le faireimmédiatement embrayer avec la roue opposée, ce qui détermine aussitôtle changement du mouvement des diverses parties mobiles. Le mandrin M,qui marchait dans une direction, marche donc dans une direction toutà fait opposée. Ce changement a lieu sans secousse, et avec une grande