MACHINE A TAU.LEU LES DENTS.
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rapidité; il no laisse pas de temps perdu, comme on peut en avoir souventavec un contre-poids tel qu’il était employé auparavant.
On aurait pu, sans doute, communiquer le mouvement de va-et-vient auporte-outil, d’une autre manière, en adoptant, par exemple, le système deplateau à coulisse, formant manivelle, tel qu’il est en usage dans les ma-chines à mortaiser ; mais en outre qu’il eût été difficile d’appliquer un pla-teau-manivelle assez grand pour avoir une longue course de chariot (commeon s’est proposé de l’avoir sur cette machine), on aurait eu un mouvementirrégulier, il est évident que la marche de l’outil ne serait pas constante,comme elle peut l’être avec une crémaillère. Du reste, avec la dispositionadoptée, on peut aussi bien régler la course de l’outil : on a pu comprendrequ’il suffisait de changer, à cet effet, de tige s; on doit en avoir, nécessai-rement, plusieurs de rechange, de différentes longueurs ; on change aussila place des ressorts, ce qui est très-facile par les trous pratiqués de dis-tance en distance sur la règle, et qui ont été taraudés à l’avance.
De porte outil. — Le gros cylindre de fonte M, que nous avons appeléle porte-outil, est percé de plusieurs mortaises, dont la principale est desti-née à recevoir la boîte prismatique en fer z, dans laquelle s’ajuste l’outil quidoit raboter les dents. Cette boîte traverse le cylindre en passant par soncentre, comme l’indique la coupe verticale fig. 12, pl. 16 ; sa section, à l’in-térieur et à l’extérieur, est un double trapèze dont deux côtés opposés sontparallèles et perpendiculaires à l’axe du porte-outil. Les constructeurs ontcru devoir adopter cette forme, pour que l’outil ne prenne pas de jeu pen-dant qu’il coupe, et qu’il en puisse prendre, au contraire, lorsqu’il revientsur lui-même et que, par conséquent, il ne doit pas couper.
Vers l’extrémité, ce mandrin est traversé par une tige verticale carrée s',qui doit lui servir de guide, pour le maintenir, pendant sa marche, dansune direction parfaitement rectiligne, quel que soit d’ailleurs l’effort del’outil pour le faire dévier. Cette disposition de guide est très-heureuse,et d’autant plus certaine qu’il a beaucoup de longueur. Son extrémité infé-rieure, qui est mise exactement d’épaisseur, glisse entre des coulisseaux enacier y' (fig. 11), dont on a réglé d’avance l’ajustement et le parallélisme,au moyen de vis de pression taraudées dans l’épaisseur des côtés de fontedu bâtis ; ainsi ils ne permettent pas au guide d’avoir du jeu, ils ne lui don-nent que la liberté de se mouvoir dans la direction de l’axe du mandrin.Celui-ci, libre dans les coussinets des gros paliers qui sont venus de fonteavec le bâtis du chariot, ne peut que glisser dans le sens de son axe; maisil lui est de toute impossibilité de tourner sur lui-même.
Outil propre a faire les rainures. — A côté du guide on a pratiquéune autre entaille qui traverse encore le mandrin, et qui est destinée à rece-voir une boite s 2 , semblable à la précédente, et pouvant comme elle porterun outil a 2 , propre à former des rainures sur les arbres en fer ou en fonte,comme on l’a supposé sur les fig. 9 et 11 de la pl. 16. Dans ce cas, l’arbreà rainer U est placé sur les chapeaux des deux gros paliers L, et y est