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Tome troisième.
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MACHINE A TAU.LEU LES DENTS.

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rapidité; il no laisse pas de temps perdu, comme on peut en avoir souventavec un contre-poids tel quil était employé auparavant.

On aurait pu, sans doute, communiquer le mouvement de va-et-vient auporte-outil, dune autre manière, en adoptant, par exemple, le système deplateau à coulisse, formant manivelle, tel quil est en usage dans les ma-chines à mortaiser ; mais en outre quil eût été difficile dappliquer un pla-teau-manivelle assez grand pour avoir une longue course de chariot (commeon sest proposé de lavoir sur cette machine), on aurait eu un mouvementirrégulier, il est évident que la marche de loutil ne serait pas constante,comme elle peut lêtre avec une crémaillère. Du reste, avec la dispositionadoptée, on peut aussi bien régler la course de loutil : on a pu comprendrequil suffisait de changer, à cet effet, de tige s; on doit en avoir, nécessai-rement, plusieurs de rechange, de différentes longueurs ; on change aussila place des ressorts, ce qui est très-facile par les trous pratiqués de dis-tance en distance sur la règle, et qui ont été taraudés à lavance.

De porte outil. Le gros cylindre de fonte M, que nous avons appeléle porte-outil, est percé de plusieurs mortaises, dont la principale est desti-née à recevoir la boîte prismatique en fer z, dans laquelle sajuste loutil quidoit raboter les dents. Cette boîte traverse le cylindre en passant par soncentre, comme lindique la coupe verticale fig. 12, pl. 16 ; sa section, à lin-térieur et à lextérieur, est un double trapèze dont deux côtés opposés sontparallèles et perpendiculaires à laxe du porte-outil. Les constructeurs ontcru devoir adopter cette forme, pour que loutil ne prenne pas de jeu pen-dant quil coupe, et quil en puisse prendre, au contraire, lorsquil revientsur lui-même et que, par conséquent, il ne doit pas couper.

Vers lextrémité, ce mandrin est traversé par une tige verticale carrée s',qui doit lui servir de guide, pour le maintenir, pendant sa marche, dansune direction parfaitement rectiligne, quel que soit dailleurs leffort deloutil pour le faire dévier. Cette disposition de guide est très-heureuse,et dautant plus certaine quil a beaucoup de longueur. Son extrémité infé-rieure, qui est mise exactement dépaisseur, glisse entre des coulisseaux enacier y' (fig. 11), dont on a réglé davance lajustement et le parallélisme,au moyen de vis de pression taraudées dans lépaisseur des côtés de fontedu bâtis ; ainsi ils ne permettent pas au guide davoir du jeu, ils ne lui don-nent que la liberté de se mouvoir dans la direction de laxe du mandrin.Celui-ci, libre dans les coussinets des gros paliers qui sont venus de fonteavec le bâtis du chariot, ne peut que glisser dans le sens de son axe; maisil lui est de toute impossibilité de tourner sur lui-même.

Outil propre a faire les rainures. A côté du guide on a pratiquéune autre entaille qui traverse encore le mandrin, et qui est destinée à rece-voir une boite s 2 , semblable à la précédente, et pouvant comme elle porterun outil a 2 , propre à former des rainures sur les arbres en fer ou en fonte,comme on la supposé sur les fig. 9 et 11 de la pl. 16. Dans ce cas, larbreà rainer U est placé sur les chapeaux des deux gros paliers L, et y est