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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

retenu par des brides en fer B 2 . En donnant au mandrin un mouvementalternatif, il est évident que l'outil pratiquera sur larbre une rainure dontla longueur sera justement égale à la course qui aura été réglée à lavance.

On fait remonter loutil, à chaque passe, dune quantité correspondanteà lépaisseur du copeau que lon veut obtenir, et qui, pour la fonte, peutêtre de 1/3 de millimètre et plus. À cet effet, une étoile est placée surune vis de rappel qui se loge dans lintérieur du mandrin, immédiatementau-dessous de loutil, et se tourne soit à la main, soit en rencontrant untoc fixé sur le bâtis du chariot. Cette disposition très-simple est fort com-mode pour rainer un grand nombre darbres ; les rainures y sont faites en |moins de temps que sur une machine à raboter ordinaire, parce que le mon-tage de la pièce se fait très-rapidement, et avec toute la précision désirable.

La forme de cet outil est de la plus grande simplicité, et, par suite, très-facile à faire; il se prend dans une barre dacier fondu, que lon coupe dela dimension nécessaire pour quil désaffleure le mandrin de toute la hau-teur voulue, et de plus quil ait encore une assez longue portée dans lemandrin. On commence par dresser les faces de ce morceau dacier de ma-nière à l'ajuster dans lentaille ou mortaise propre à le recevoir; on peutvoir par le dessin (fig. 11 et 18, pl. 16) que cette mortaise présente la formedun trapèze dont les deux côtés parallèles sont perpendiculaires à laxedu mandrin, et de plus, que le plus grand de ces deux côtés correspond àlarête tranchante ab de loutil ; cest-à-dire quil se trouve en avant, et leplus petit est en arrière, afin que, comme nous lavons dit, pendant queloutil coupe, il ne puisse prendre du jeu dans sa mortaise, et quil en ait,au contraire, lorsquil revient sur lui-même et quil ne travaille pas.

La partie supérieure présente aussi, en section, la même forme de trapèzedont le côté le plus grand ab est larête coupante, et le second ed doit êtreplus petit pour que les deux faces latérales, ad et be, soient légèrementinclinées par rapport ou plan vertical passant par laxe du mandrin , afinquelles ne frottent pas contre les surfaces rabotées, tout en conservantpourtant la force nécessaire à loutil. Les deux arêtes verticales projetéesen a et en à sur le plan de la fig. 18, sont aussi coupantes, elles formentles deux côtés de la rainure.

Construit de cette manière, loutil est très-solide et durable, et quand ila été bien trempé, il peut travailler longtemps sans réparation : il nexigequun léger affûtage sur la pierre de temps à autre. Il ne doit être trempéévidemment que dans la partie travaillante, celle qui se trouve tout à faiten dehors du mandrin ; ou doit pour cela le chauffer lentement, et jusquàce quil devienne couleur rouge cerise seulement ; puis on trempe cettepartie dans leau, en ly laissant refroidir ; on le nettoie alors, et comme ilserait trop dur et trop cassant, il faut le faire recuire à laide dun morceaude fer que lon a chauffé au rouge noir, et sur lequel on le pose jusqu ace quil prenne une couleur jaune paille. On laffûte ensuite sur une pierreà lhuile et on peut immédiatement sen servir,