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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
retenu par des brides en fer B 2 . En donnant au mandrin un mouvementalternatif, il est évident que l'outil pratiquera sur l’arbre une rainure dontla longueur sera justement égale à la course qui aura été réglée à l’avance.
On fait remonter l’outil, à chaque passe, d’une quantité correspondanteà l’épaisseur du copeau que l’on veut obtenir, et qui, pour la fonte, peutêtre de 1/3 de millimètre et plus. À cet effet, une étoile est placée surune vis de rappel qui se loge dans l’intérieur du mandrin, immédiatementau-dessous de l’outil, et se tourne soit à la main, soit en rencontrant untoc fixé sur le bâtis du chariot. Cette disposition très-simple est fort com-mode pour rainer un grand nombre d’arbres ; les rainures y sont faites en |moins de temps que sur une machine à raboter ordinaire, parce que le mon-tage de la pièce se fait très-rapidement, et avec toute la précision désirable.
La forme de cet outil est de la plus grande simplicité, et, par suite, très-facile à faire; il se prend dans une barre d’acier fondu, que l’on coupe dela dimension nécessaire pour qu’il désaffleure le mandrin de toute la hau-teur voulue, et de plus qu’il ait encore une assez longue portée dans lemandrin. On commence par dresser les faces de ce morceau d’acier de ma-nière à l'ajuster dans l’entaille ou mortaise propre à le recevoir; on peutvoir par le dessin (fig. 11 et 18, pl. 16) que cette mortaise présente la formed’un trapèze dont les deux côtés parallèles sont perpendiculaires à l’axedu mandrin, et de plus, que le plus grand de ces deux côtés correspond àl’arête tranchante ab de l’outil ; c’est-à-dire qu’il se trouve en avant, et leplus petit est en arrière, afin que, comme nous l’avons dit, pendant quel’outil coupe, il ne puisse prendre du jeu dans sa mortaise, et qu’il en ait,au contraire, lorsqu’il revient sur lui-même et qu’il ne travaille pas.
La partie supérieure présente aussi, en section, la même forme de trapèzedont le côté le plus grand ab est l’arête coupante, et le second ed doit êtreplus petit pour que les deux faces latérales, ad et be, soient légèrementinclinées par rapport ou plan vertical passant par l’axe du mandrin , afinqu’elles ne frottent pas contre les surfaces rabotées, tout en conservantpourtant la force nécessaire à l’outil. Les deux arêtes verticales projetéesen a et en à sur le plan de la fig. 18, sont aussi coupantes, elles formentles deux côtés de la rainure.
Construit de cette manière, l’outil est très-solide et durable, et quand ila été bien trempé, il peut travailler longtemps sans réparation : il n’exigequ’un léger affûtage sur la pierre de temps à autre. Il ne doit être trempéévidemment que dans la partie travaillante, celle qui se trouve tout à faiten dehors du mandrin ; ou doit pour cela le chauffer lentement, et jusqu’àce qu’il devienne couleur rouge cerise seulement ; puis on trempe cettepartie dans l’eau, en l’y laissant refroidir ; on le nettoie alors, et comme ilserait trop dur et trop cassant, il faut le faire recuire à l’aide d’un morceaude fer que l’on a chauffé au rouge noir, et sur lequel on le pose jusqu ace qu’il prenne une couleur jaune paille. On l’affûte ensuite sur une pierreà l’huile et on peut immédiatement s’en servir,