MACHINE A TAILLE» LES DENTS.
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fer H', qui se relient par leur partie inférieure à la tête d’une forte vis ver-ticale V , et de l’autre, une équerre à deux coudes J', également en fer, qui,à son milieu, porte la vis de rappel K / . La première vis V est retenue surle bâtis du chariot qu’elle traverse par deux forts écrous à six pans, aumoyen desquels on en règle la hauteur à volonté, et par conséquent cellede la boîte cylindrique et de la pointe. La seconde vis est taraudée dans unécrou fixe L', qui est maintenu dans une platine en fer vissée sur la basedu chariot; elle porte une double poignée à l’aide de laquelle on la faittourner à la main, soit pour la remonter, soit pour la descendre, et, parsuite, varier l’inclinaison de la boîte cylindrique. Au bout de cette der-nière est une vis de rappel N', portant une manivelle, et destinée à faireavancer la pointe conique F', ou la reculer à volonté.
Ainsi on conçoit qu’on peut aisément faire engager cette pointe dansl’espace formé entre deux dents consécutives, ce que l’on fait aussitôt qu’ona réglé, par le plateau diviseur, la position de la dent que l’on va tailler.Quand on change de division, on détourne très-rapidement la vis de rappelN', à l’aide de la manivelle qu’elle porte, afin de dégager la pointe ; on faitensuite tourner la plate-forme de la quantité déterminée, afin de présenterune nouvelle dent de la roue à raboter, puis on engage aussitôt la pointeentre deux nouvelles dents, en rapprochant la vis de rappel. Ce change-ment peut s’opérer avec la plus grande rapidité, et sans forcer la pointedans le creux des dents, pour ne pas tendre à faire tourner l’engrenage ;il faut seulement maintenir la roue pendant que l’outil rabote, pour que lajante n’éprouve pas de vibration.
Par cette disposition, on peut, quelle que soit la force des dentures, quel-les que soient l’épaisseur et la quantité de métal que l’on veut enlever, etquelle que soit même la faiblesse de la jante de la roue, empêcher celle-cid’éprouver le moindre dérangement, la moindre vibration pendant le tra-vail ; condition qui est, pour cette opération, de première importance.
COMPTE DE REVIENT
DU TRAVAIL DE LA MACHINE A TAILLER LES ENGRENAGES,
DE MM. CARTIER ET ARMENGAUD.
En terminant la longue description, que nous venons de donner, sur lagrande machine à tailler les engrenages métalliques, nous croyons devoirrapporter des comptes de revient, pour comparer le travail de cette machineavec celui de l’ouvrier. On peut accorder d’autant plus de confiance auxchiffres que nous allons donner, que l’on peut les vérifier chaque jour,puisqu’elle travaille constamment. On pourra juger ensuite plus facilementde son importance dans les ateliers de construction, surtout si l’on remar-que l’énorme quantité de roues d’engrenage que l’on est obligé d’établirpour les transmissions de mouvement.