PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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varier la pression de l’outil, suivant le travail à faire; il suffit de desserrerl’écrou qui retient la platine à coulisse C' sur le chapeau du palier, et defaire avancer ou reculer celle-ci de la quantité nécessaire, pour que, dansla marche, la roue soit remontée par le rochet /, sur une longueur corres-pondante à 3, 4 ou 6 dents.
Système pour maintenir les dents de la roue a tailler pendantle travail. — Pour compléter la description de cette machine, il nousreste à faire connaître les moyens employés par les constructeurs pourmaintenir, pendant le rabotage, les dents de la roue que l’on veut tailler.Lorsque la roue est d’une grande dimension, que les dentures sont fortes,il ne faut pas croire qu’elle puisse être suffisamment assujettie sur l’arbrequi porte le plateau diviseur, de manière que la jante qui s’en trouve éloi-gnée n’éprouve pas de vibration ; il est aisé de concevoir que, quelle que soitla précision apportée dans l’ajustement de la roue sur l’arbre, lors mêmequ’on l’agraferait contre un large plateau faisant corps avec ce dernier, lajante de cette roue, portant les dents à tailler, se trouvant tout à fait endehors de cet arbre et du plateau, et d’autant plus éloignée que son dia-mètre est plus grand, est comme abandonnée ; et si on présente contre elleun outil pour y pratiquer des entailles afin d’y former des dents, ou pour yraboter sur le côté celles qui seraient venues de fonte, il est certain que cettejante sera repoussée au fur et à mesure du rabotage, et qu’elle vibrera aupoint de former une suite d’ondulations sur toute la surface rabotée.
Il faut donc, et cela est de première nécessité, qu’on assujettisse la por-tion de la roue en train de tailler, de manière à la rendre, pour ainsi dire,solidaire avec le chariot même. Les constructeurs l’ont bien prévu encherchant le système que nous allons décrire, et qui consiste :
1° Dans l’application d’une vis buttante D'(fig. 1,10 et 19) qui traversel’épaisseur de l’un des paliers du mandrin porte-outil, et qui vient buttercontre le cercle extérieur de la jante, du côté même où la pression del’outil se fait sentir lorsqu’il travaille. Elle retient aussi cette jante, de ma-nière à l’empêcher de céder à la forte pression de l’outil. On la règle d’ail-leurs à l’avance, au moyen de deux écrous qui se trouvent de chaque côtédu palier, pour qu’elle se présente au contact de la jante, sans la serrer etsans même l’empêcher de tourner sur son axe, lorsqu’on change dedivision.
2° Dans l’application d’une patte en fer E' qui est adaptée par un bou-lon contre une oreille venue de fonte avec le premier palier du mandrin(fig. 19), et qui est munie d’une vis de pression, que l’on serre au besoinderrière la jante de la roue à tailler. Cette addition n’est pas indispensable;cependant elle peut être utile dans quelques cas.
3° Enfin, dans la disposition d’une pointe F / qui s’engage entre les dentsdéjà faites au-dessous de celle que l’on rabote, comme on le voit fig. 12:cette pointe est ajustée dans une boîte cylindrique en fonte V/, laquelleporte deux lignes de tourillons, pour recevoir, d’une part, deux chapes en