MACHINE
1 HIUB Et FINIR LES DENIS DES BOUES D’BKBiUGIIS DE TOMES FORMES,
SOIT EN MÉTAL , SOIT EN BOIS ,
(PLANCHE 15. )
Tel est le titre de la machine pour laquelle ces constructeurs prirent unbrevet d’invention de dix ans en avril 1829, et qui est nécessairement au-jourd’hui dans le domaine public. Il est aisé de voir, par le tracé qui en estdonné sur les fig. 6 à 9 (pl. 15), que le principe sur lequel repose le tra-vail de cette machine consiste dans l’application d’un burin ou grain d’orge,que l’on fait promener suivant les génératrices mêmes des dents que l’onveut raboter. Une courbe directrice, préalablement taillée suivant la formed’un côté de dent, sert à guider l’outil pour l’exécution des engrenagesdroits; il y en a deux correspondants aux deux extrémités des dents, pourla confection des engrenages d’angle, ce qui oblige d’apporter, dans cedernier cas, des modifications au mécanisme, pour le rendre applicable àla taille de ces roues, ou mieux d’avoir un second mécanisme spécial.
Pour le cas des roues droites, comme celle A, que l’on se propose detailler, la machine se compose d’une table de fonte F, qui est supposéeplacée sur le même banc que l’arbre de la roue à tailler (voy. le plan,fîg. 6). Cette table porte les chaises à coussinets C, dans lesquelles sont re-çues les tiges cylindriques en fer forgé B et B', qui peuvent y glisser dansle sens de leur longueur. Ces tiges sont reliées entre elles, par leurs extré-mités, au moyen des traverses en fer I), mais l’une, la première B, a laliberté de tourner au besoin sur elle-même, n’étant pas invariablementfixée à ces traverses; l’autre B' y est retenue, au contraire, par des gou-pilles. La tige B est assemblée par une chape, soit d’un bout, soit de l’au-tre, avec la tête d’une bielle E, qui communique avec un moteur continu,au moyen d’une manivelle dont on doit pouvoir facilement changer lacourse, suivant la largeur des dents à raboter.
On a réservé, au milieu de chacune des deux tiges, une partie carrée,