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formés de colonnettes fondues ensemble avec des nervures à jour, qui leurdonnent de la solidité sans employer une masse de matière. Les deux châs-sis reposent par le bas, au-dessous du sol de l’atelier, sur un massif enmaçonnerie; ils sont reliés au-dessus par des traverses en fer forgé a, etsont réunis par le haut, au moyen d’une corniche rectangulaire B, qui seboulonne sur les côtés intérieurs ; des consoles rapportées C complètentcet assemblage en ajoutant à sa force. Des oreilles saillantes b sont venuesde fonte avec la corniche et dressées sur la face horizontale, pour recevoirles pieds des deux supports à jour D qui doivent porter l’arbre moteur. Cessupports sont fondus avec des nervures et se boulonnent non-seulementsur la corniche, mais encore à des pièces de charpente qui font partie dubâtiment de l’usine ; ils sont de plus maintenus dans leur écartement aumoyen d’une entretoise en fer forgé c.
Cette disposition présente évidemment une grande solidité; mais, commeelle exige une grande hauteur et un point d’appui à la partie supérieure,M. Philippe a reconnu qu’il était encore préférable de disposer le mouve-ment au-dessous de la machine, en faisant alors descendre le bâtis en con-tre-bas, et en remontant les bielles pendantes vers le sommet de la monturede la scie.
La corniclieB doit être nécessairement évidée en deux points, suivant desouvertures oblongues d, pour que les bielles y trouvent leur passage pen-dant leur mouvement. La construction de cette corniche peut être suffi-samment comprise par le plan, fig. 5, et par l’élévation fig. 6, pl. 19.
Une fosse est ménagée autour du bâtis, à partir du sol jusqu’à la base,pour recevoir provisoirement la sciure qui se dégage pendant le travail etque l’on enlève de temps à autre. Les parois de cette fosse peuvent être encharpente, en briques ou en maçonnerie, à la volonté du fabricant.
Du châssis de la scie et de son mouvement. — La monture de la scieest un cadre rectangulaire en bois, composé de deux montants verticaux E,et de deux traverses horizontales E', solidement assemblés entre eux, etreliés encore par deux tiges de fer e. Des coulisseaux en fonte ou enbronze /sont boulonnés vers les extrémités des traverses pour guider lecadre dans la marche rectiligne et verticale qu’il doit avoir; ces coulisseauxsont un peu angulaires, comme le montre le plan, fig. 4, et glissent dans descoulisses en charme g, qui sont boulonnées contre des parois verticalesvenues de fonte avec les châssis du bâtis; et pour, au besoin, repousser cescoulisses, afin d’éviter que la monture de la scie ne prenne du jeu, des visde pression h sont taraudées sur les côtés de ces châssis vers les partiesextrêmes.
La scie est une longue lame d’acier F, qui, rivée à chaque bout dans deschaperons en tôle i, s’assemble par ces derniers avec sa monture au moyendes chapes à vis G, par lesquelles on peut régler sa tension et son incli-naison à volonté. L’une de ces chapes, celle supérieure, est détaillée sur lafig. 7. On voit qu’elle est en deux parties assemblées à rotule, afin de per-