SCIERIE MÉCANIQUE. 289
et sont chevillés vers les angles, comme l’indique la figure. Les grands etpetits montants ont aussi la même épaisseur, sur 65 millim. de large, et secroisent, en laissant des vides qui sont remplis par des panneaux, lesquelsn’ont que 20 millim. d’épaisseur et sont quarrés de 90 millim. de côté.
M. Philippe s’est encore occupé de la construction de diverses machinesfort ingénieuses pour la fabrication des tonneaux. Il est l’auteur d’un ap-pareil destiné à remonter les pains de sucre dans les raffineries. Il a éga-lement construit un grand nombre d’autres machines et appareils, soit engrand pour l’industrie, soit en petit pour le Conservatoire, et qui lui ontvalu, comme on le sait, plusieurs médailles d’or.
DESCRIPTION DE LA SCIERIE MÉCANIQUE,représentée SUR LES PL. 18 ET 19 .
Cette scierie, telle qu’elle est montée dans les ateliers des messageriesroyales, se compose :
1° D’un bâtis en fonte très-élevé, qui a permis de placer le mouvementdirectement au-dessus du châssis de la scie;
2° De la disposition de ce mouvement par bielles pendantes, et de lamonture de la scie ;
3° Du long chariot qui porte les fortes pièces de bois à débiter, et de sonbanc ou du chemin sur lequel il se promène ;
4° Du système de mécanisme qui sert à faire avancer le chariot dans lesens de la longueur, pour présenter le bois contre la scie ;
5° De celui qui est destiné à régler les épaisseurs des madriers suivantlesquelles les pièces de bois doivent être débitées.
On voit la disposition générale de ces parties essentielles de la machinesur l’élévation latérale, fig. l re , pl. 18, et sur la coupe verticale, fig. 2, faiteperpendiculairement à la précédente et par le milieu même du bâtis suivantla ligne 1-2. La fig. 4 de la pl. 19 donne un plan ou coupe horizontale vueà la hauteur de la ligne 3-4, et les différentes autres figures de la mêmeplanche peuvent suffisamment faire comprendre les détails de constructiondes principales parties du chariot et de la monture de la scie.
Construction du bâtis de la machine. — Nous avons déjà dit que lespremières scieries à débiter les fortes pièces de bois en grume, que M. Phi-lippe a construites, étaient à balancier, comme la plupart de celles établiespar d’autres constructeurs. L’axe de ce balancier était supporté par despotences en bois ou par de grandes consoles de fonte. Dans la machineactuelle, le mouvement est directement transmis au châssis porte-scie aumoyen de deux bielles pendantes. La construction du bâtis est entièrementdifférente; le constructeur a su lui donner une forme à la fois élégante etsoiide, malgré l’énorme hauteur à laquelle il s’élève.
Il l’a composé de deux grands châssis de fonte A, verticaux et parallèles,