PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tement, comme les entretolses en fer m maintiennent aussi celui des rails.
Les traverses k, sur lesquelles on couche la pièce en grume, sont simple-ment en bois et se fixent par des vis ou des boulons sur les flasques du cha-riot ; elles remplacent les rouleaux que le constructeur avait primitivementadoptés; elles sont évidemment d’une construction plus simple que ceux-ci, et remplissent au moins aussi bien le but.
Trois poupées en fonte Q sont placées au milieu et vers les extrémitésdu chariot, et portent un châssis en bois R, composé de trois longuespièces réunies entre elles par des montants, et percées d’un grand nombrede trous, dans lesquelles traversent de forts tire-fonds n, qui sévissent la-téralement dans l’arbre pour le tenir solidement sur le côté, adossé contreles poupées en même temps qu’il est porté parles traverses du chariot.Cetarbre est encore retenu par les bouts, au moyen de griffes en fer, tellesque celles S, S' représentées en détails sur les fig. 10 à 13. La première Sse place à une extrémité du long châssis R, où on l’assujettit à demeure aumoyen de boulons à clavette ; la seconde S'se monte à l’autre bout dumôme châssis, et s’y trouve retenue par une clavette et une vis de rappel o(fig. 14), pour en régler exactement la position et la faire appuyer contrel’arbre autant qu’il est nécessaire.
On peut voir sur l’élévation latérale, fig. 14, la section verticale, fig. 15,et la coupe longitudinale, fig. 16, la disposition des poupées et du châssissur les flasques du chariot, comme aussi la crémaillère horizontale p, qui estvissée à l’intérieur de l’une de celles-ci, pour lui transmettre un mouvementde translation. La fig. 17 est une vue de côté de l’une des poupées ex-trêmes, et par le bout du châssis qui porte la griffe SC
Mouvement de translation du chariot. — On sait que le bois àdébiter doit s’avancer graduellement à chaque coup de scie d’une quantitévariable entre 2 et 5 millimèt., suivant la nature même de ce bois, et sui-vant aussi la beauté du travail que l’on veut obtenir. La disposition du mé-canisme adopté par M. Philippe, pour déterminer cette marche du chariot,consiste dans l’application de la crémaillère p, qui est nécessairement enplusieurs parties et qui engrène avec un pignon en fonte q , auquel il fautimprimer un mouvement de rotation très-lent et qui doit être intermittent.Pour cela l’axe q' de ce pignon porte , à l’autre bout, une roue droitedentée T (voy. le plan détaillé fig. 18), qui est commandée par une rouesemblable T', au moyen de la grande roue intermédiaire U, laquelle estlibre sur un goujon fixé au bâtis.
Or, l’axe de la roue T' porte une grande roue à rochet V (fig. 1 et 2),dans les dents de laquelle s’engage le bout d’un long cliquet V', que l’onvoit suspendu à l’extrémité d’une petite manivelle r. Celle-ci est percée deplusieurs trous dans sa longueur, pour varier le point d’attache du cliquet,et par suite la course qu’on doit lui donner; elle est fixée au bout de l’axeen fer s dont on voit le plan sur la fig. 19. Vers l’autre extrémité de cet axes’ajuste un levier à coulisse t (fig. l re ) avec lequel s’assemble par articula-