SCIERIE MÉCANIQUE. 243
tion la tringle en 'fer u, qui est taraudée dans un collier u', lequel em-brasse un excentrique en fonte v ajusté et fixé sur l’arbre moteur. Cet ex-centrique est nécessairement d’un très-petit rayon : par conséquent, àchaque révolution , il fait décrire au levier t une légère oscillation , dontl’amplitude est du reste tracée en ponctuées sur la fig. l re ; la manivelle r,qui est plus courte, décrit un arc plus petit encore , et par conséquent lecliquet V'ne fait marcher la roue à rochet que de quelques dents; lesroues T et T'suivent cette marche , qui est encore proportionnellementplus faible, et par suite le pignon q tourne extrêmement peu.
Lorsque le chariot est arrivé à l’extrémité de sa course, pour le ramenerrapidement à sa position primitive , on se sert de la poignée qui est rap-portée à l’un des bras de la roue à rochet, et que l’on manœuvre à la mainavec toute la vitesse possible, après avoir toutefois débrayé le cliquet V',ce que l’on peut aisément faire à l’aide de la manette x que l’on voit fig. l re ,sur laquelle on remarque aussi un ressort à boudin y, qui a pour objet demaintenir la partie inférieure du cliquet engagée dans les dents de la roueà rochet.
Du MÉCANISME QUI RÈGLE LA MARCHE TRANSVERSALE DU CHARIOT.
— Quand le chariot est ramené à sa position de départ, il faut nécessaire-ment faire avancer le bois transversalement, pour pouvoir en découper unenouvelle tranche. Cet avancement se fait au moyen de trois vis de rappel X,qui sont placées au-dessous des poupées, et portées par des coussinets enbronze ajustés sur les fiasques du chariot, comme on peut le voir sur lacoupe longitudinale, fig. 16. Sur la tête de ces vis sont montés des disquesde fonte Y, qui, sur toute leur circonférence, sont garnis de canneluresdemi-circulaires pour recevoir les goujons d’une chaîne de galle z, repré-sentée sur la vue extérieure, fig. 14 ; de manière qu’en imprimant à l’un desdisques un mouvement de rotation , à l’aide d’une manivelle , ce mouve-ment se communique naturellement, par cette chaîne, aux deux autres, etpar suite aux trois vis de rappel à la fois, qui alors tournent sur elles-mêmesd’une égale quantité. Pour tendre la chaîne, on se sert d’un rouleau enfonte Z (fig. 14 et 15), qui est ajusté libre au sommet d’un support à cou-lisse Z', boulonné sur le côté extérieur d’une des fiasques du chariot ; onpeut soulever ou baisser ce support à volonté , et avec lui son rouleau ,pour opérer le degré de tension que l’on juge convenable. Au-dessous despoupées Q sont adaptés des écrous en cuivre z', en deux parties, quisonttraversées par les vis de rappel, de sorte que lorsque ces vis tournent, ellesfont nécessairement avancer ces écrous dans la direction de leur axe, etavec ceux-ci les poupées, le châssis R et l’arbre H. Mais pour que toutes cespièces marchent bien parallèlement, le constructeur a eu le soin de mé-nager à la base des poupées des parties saillantes sur les côtés desquellessont pratiquées des rainures droites, qui reçoivent les règles angulaires enfonte «; ces règles sont terminées par des oreilles pour se boulonner surles deux flasques du chariot, et régnent sur toute la largeur de celui-ci :