SCIERIE MÉCANIQUE.
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CALCUL DU POIDS A DONNER AUX VOLANTS,
DANS LES SCIERIES MÉCANIQUES A MOUVEMENT ALTERNATIF.
Pour terminer les documents sur les scieries mécaniques en général,nous avons pensé qu’il pourrait être de quelque intérêt de donner unerègle simple que l’on puisse appliquer facilement en pratique, pour déter-miner les dimensions et le poids des volants qui, comme on le sait, sontindispensables dans ces machines, dont les résistances sont intermittentes.
Nous ferons d’abord remarquer que l’on a généralement l’habituded’adopter deux volants qui se placent, comme dans la scierie représentée,vers les extrémités de l’arbre moteur, pour communiquer directement auxbielles. Leur vitesse, à la circonférence moyenne, est telle qu’elle se trouvecomprise entre 6 à 7 mètres par seconde, comme dans la plupart des ma-chines à vapeur, dans lesquelles le volant est directement sur l’arbre de lamanivelle.
Or, si l’on établit la scierie pour marcher avec une vitesse de 120 à 130coups par minute, il est aisé de voir que le diamètre moyen à donner àces volants n’est pas de plus de 1“ à l m 20, ou environ le double de lacourse de la lame. Si on n’adoptait qu’un seul volant, pour ne pas avoirune jante trop forte, il serait convenable d’augmenter son diamètre, et parconséquent sa vitesse, parce qu’alors on pourrait diminuer proportionnel-lement son poids, en raison du quarré de cette vitesse.
On peut avec assurance adopter, pour calculer le poids à donner à cesvolants, la formule suivante,
_ 25000
" y2
dans laquelle
P représente le poids du volant unique, ou des deux volants réunis, enkilogrammes,
V 2 le quarré de la vitesse à sa circonférence moyenne par \",et 25,000 un coefficient constant qui peut suffire pour les cas ordinairesde la pratique.
Ainsi dans la machine qui précède, et dans laquelle on a donné à chaquevolant un diamètre moyen de l m 05, on trouve, dans l’hypothèse de 120révolutions par minute,
120 x 3,1416x1” 0560
pour la vitesse à la circonférence par seconde.