PUBLICATION INDUSTRIELLE.
244
on doit prendre beaucoup de précautions pour les mettre exactement enplace, afin qu’elles se trouvent toutes parallèles.
TRAVAIL ET PRIX DE LA MACHINE.
Dans l’usine où cette scierie est établie, on débite souvent des ormestortillards qui sont généralement préférés pour la confection des jantes desroues, parce qu’ils sont moins susceptibles de se fendre que d’autres bois.On ne la fait ordinairement pas marcher à une vitesse de plus de 110 à115 coups par minute , et l’avancement graduel du bois est de deux milli-mètres seulement par chaque coup : on sait que la lame ne coupe quedans un sens, en descendant, et la marche du bois s’effectue vers l’extrémitésupérieure de la course. Avec la combinaison de mouvement adoptée,M. Philippe assure qu’on peut fort bien faire marcher cette scierie avecune vitesse de 125 à 130 coups par 1'.
Si l’on prend 120 coups pour vitesse moyenne, et si l’on suppose que lacourse est de 0 ,n 60 , comme elle existe dans la machine actuelle, dont lesmanivelles portent 0 m 30 de rayon, on trouve que l’espace parcouru parlesdents de la scie en une minute est de
120 X 2 x 0,60 = 144 mètres,soit 2 m 40 par i".
Or, comme, avec une telle course, on peut débiter des bois de 50 à 60 cen-timètres de grosseur, et même plus, on trouve, en prenant la plus petitedimension, que le travail obtenu par M , avec une avance de 2 mimm -, est de
120 X 0,002 X 0,50 = 0 "'•a-110pour la surface sciée et mesurée sur un côté seulement,soit par heure 0,110 X 60 = 6 m , q 60.
Le prix d’une telle scierie, toute montée, est de 6,500 fr., prise dans lesateliers du constructeur.
M. Philippe s’occupe aussi d’exécuter des scieries à cylindres, qui peu-vent débiter des sapins de 20 à 25 mètres de longueur, pour le prix de6,000 fr., avec des bâtis en fonte, et des mouvements analogues à ceuxadoptés dans la machine que nous venons de décrire. Il fait également denouvelles scieries circulaires , destinées à faire et à araser des tenons enmôme temps.