Band 
Tome troisième.
JPEG-Download
 

NOTICES INDUSTRIELLES

COLONNE MOBILE APPLIQUÉE AUX MOULINS A BLÉ,

MUE PAR UNE ROUE PENDANTE , PAR M. CARTIER.

Dans les moulins et autres usines établis sur des cours deau très-varia-bles, comme la Marne , par exemple, les roues hydrauliques qui marchentpar le courant môme de leau doivent être disposées pour pouvoir être éle-vées ou baissées, suivant les différences de niveau.

Ces roues, auxquelles on a donné le nom de roues pendantes, sont à pa-lettes droites, ayant pour longueur la largeur du courant dont on peutdisposer. Elles sont établies soit sur des bateaux, soit dans des construc-tions fixes. Dans le premier cas, elles se lèvent se baissent avec lesbateaux mêmes sur lesquels elles sont montées; dans le second cas, il nepeut en être de même, il faut disposer la charpente, sur laquelle on faitreposer laxe de la roue, de manière à pouvoir la faire monter ou descen-dre lorsquil est nécessaire.

Mais comme le mouvement de la roue se communique dabord à un arbrevertical, par deux engrenages dangle, il faut évidemment soulever celui-cien même temps quon soulève la roue, afin que ces deux engrenages res-tent constamment embrayés.

Or, pour transmettre le mouvement de larbre vertical aux différentespaires de meules que lon a à faire fonctionner, on monte en général surcet arbre un grand rouet ou roue horizontale, qui engrène à la fois avecautant de pignons que lon doit mettre de paires de meules en action. Maisil est évident quen montant ainsi directement ce rouet sur larbre vertical,il est soulevé ou baissé avec lui ; par conséquent, comme on ne pourraitpas déranger les pignons de meules de place, ce qui serait nécessairementtrop long et trop dispendieux, on est dans lobligation de déplacer chaquefois la roue horizontale qui les commande, ce qui est un inconvénient dau-tant plus grave que, comme cette roue est souvent fixée sur un arbre enbois, il faut à chaque changement la recentrer de nouveau ; on perd ainsibeaucoup de temps, et on risque de plus dabîmer des pièces.

M. Cartier a eu pour but dobvier à ces inconvénients, en établissant unsystème de colonne mobile qui permet de soulever ou de baisser à volontélarbre vertical, sans déranger en aucune manière la roue horizontale, niaucun des engrenages quelle commande. Voici comment le mécanismegénéral est disposé :